Mandat de la MONSUCO L’ONU a choisi d’ignorer les points de vue pertinents de la RDC

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Le Conseil de sécurité a adopté le 30 mars dernier la résolution 2277 (2016), prorogeant jusqu’au 31 mars 2017 le mandat de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et insistant sur la tenue des élections et du dialogue politique.
Le mandat de la MONUSCO étant prorogé pour une nouvelle période d’un an, le Conseil de sécurité maintient l’effectif actuel d’environ 20 000 éléments et réaffirme que toute reconfiguration de la Mission devra être arrêtée en fonction des progrès accomplis dans les priorités stratégiques, à savoir la protection des civils et la stabilisation de la situation, grâce à la mise en place d’institutions étatiques opérationnelles, professionnelles et responsables et grâce à l’appui à la création de conditions propices à la tenue d’élections pacifiques et crédibles dans les délais prévus. La MONUSCO est appelée à fournir une assistance technique et un soutien logistique pour la révision des listes électorales et pour la tenue des élections, ce soutien devant être évalué en permanence en fonction des progrès accomplis par les autorités congolaises dans la conduite des opérations électorales.
Le Conseil a donc invité la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à publier un calendrier complet révisé couvrant la totalité du cycle électoral et demande au Gouvernement de la RDC d’élaborer rapidement un budget et un code de conduite pour les élections et d’actualiser les listes électorales en toute régularité afin que les élections puissent se tenir dans les temps, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016. Le Conseil demande aussi à toutes les parties prenantes d’engager un dialogue politique ouvert et sans exclusive sur la tenue de l’élection présidentielle, conformément à la Constitution. Il appuie, ce faisant, la décision de l’Union africaine d’engager des consultations sur ce dialogue.
La résolution 2277, dont le dispositif compte 52 paragraphes de fond, parle, outre le mandat de la MONUSCO, de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération, de la situation politique, des Droits de l’Homme, des groupes armés, de la protection de l’enfance et des violences et sévices sexuels, de l’accès humanitaire, de l’appui au Groupe d’experts, de la stratégie de retrait de la MONUSCO et des rapports du Secrétaire général.
Dans son dernier rapport, le Secrétaire général constatait que le processus électoral était dans l’impasse, et que, de ce fait, « la méfiance s’accentuant à l’égard de la proposition du Président Joseph Kabila de tenir un dialogue national pour en sortir ».
La RDC reste très amère
Le représentant de la RDC, Ignace Gata Mavita wa Lufuta, Vice-ministre des Affaires étrangères, a tenu à souligner que lorsque le 23 mars dernier, son Ministre des affaires étrangères insistait sur l’importance que son pays attache à la paix et à la stabilité, il ne plaidait aucunement pour le report des élections. Gata Mavita a imputé le blocage du processus électoral aux « tergiversations inconsidérées » d’une partie de l’Opposition qui bloque aujourd’hui le dialogue politique que le Conseil, a-t-il fait remarquer, soutient dans sa résolution. Il a néanmoins estimé que le Conseil « aurait pu ne pas empiéter sur les attributions qui relèvent de la Commission électorale nationale indépendante ».
Regrettant globalement une résolution « qui a choisi d’ignorer les points de vue pertinents de la RDC », en particulier sur la réduction progressive de la Force de la MONUSCO, le représentant a dit voir « un manque de souplesse susceptible de nuire à l’ambiance de travail sur le terrain et de plomber le nouvel état d’esprit instauré par le nouveau leadership de la Mission ». On sait bien, a-t-il poursuivi, qu’après 17 ans en RDC, la MONUSO aurait pu obtenir plus de résultats si ceux-ci dépendaient vraiment de ses effectifs. Le bilan étant mitigé, nous ne devons pas hésiter à dire que le mal dont souffre la Mission est « profond et mérite une sérieuse réflexion », a tranché le représentant.
Gata Mavita s’est également dit surpris de constater que le Conseil n’a fait aucune allusion à la situation relevée dans le dernier rapport du Groupe d’experts sur la RDC qui fait état des réfugiés burundais, recrutés dans un pays voisin, entraînés militairement par ce pays et infiltrés en RDC avec des cartes d’électeurs congolais en vue d’aller semer des troubles au Burundi. « Mon pays ne peut accepter de devenir une fois de plus le bastion d’un nouveau groupe armé étranger », a-t-il martelé.

L’Objectif

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