Moïse Katumbi met en chaleur la Majorité présidentielle

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L’actualité au pays de Lumumba reste encore dominée par la démission fracassante de Moïse Katumbi Chapwe, l’ex gouverneur de l’ex province du Katanga. Très souvent prêt à tout pour accéder à des fonctions publiques, même en administrant à l’adversaire des coups au bas de la ceinture, les hommes politiques congolais ont sauté sur l’occasion pour montrer de quoi ils étaient capables, en mal surtout. Et comme on dit, tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. En quatorze ans d’exercice du pouvoir d’Etat, le Président Joseph Kabila Kabange devait déjà apprendre à connaître l’homme politique congolais. La mise à l’écart de sept partis frondeurs de la Majorité (Groupe de sept partis frondeurs, G7) et la vague de démissions qui s’en est suivie a mis sens dessous sens dessus l’espace politique congolais. Des fidèles des fidèles sont mis à contribution pour s’attaquer publiquement à tous ceux qui ont tourné le dos à la voix de la Majorité. Et de plus en plus, malheureusement, l’unité de la Majorité au pouvoir semble voler en éclats.

Le front du refus
A bien comprendre ce qui se murmure dans l’opinion, la démission de Moïse Katumbi est une arête en travers de la gorge des caciques de la MP. Si on semble oublier ces derniers temps les faucons du G7, aujourd’hui tous les coups sont dirigés vers l’ex gouverneurs de l’ex-Katanga. Curieusement, tous ont quelques choses à lui reprocher. Les plus zélés peaufinent des stratégies pour, disent-ils, punir celui qui, à leurs yeux, a trahi l’autorité morale de la MP. A en croire nos sources, il est même rapporté que dans la Majorité, des groupes informels travaillent méticuleusement sur le dossier. Tous les coups sont permis. Détournements de deniers publics, fraudes douanières ou évasions fiscales fantaisistes, tout est imaginé pour mettre en difficulté ce frère-ennemi. On n’est plus loin de la dérive, alors que 2016 avance à pas grands. Dans la Majorité, la fronde du G7 s’apparente à un crime de lèse-majesté, un affront que les caciques ne pensent pas éponger de si tôt. Ils sont prêts à se venger, peu importe les moyens à utiliser. Comme toujours, c’est l’aile dure de la Majorité qui se charge de la basse besogne. Tout est mis en place pour faire couler Katumbi aux yeux de la population et du monde. Depuis trois jours, on assiste donc à une avalanche d’émissions politiques télévisées et radiophoniques où des ‘‘intellectuels’’ congolais se livrent à un exercice de bassesses pour démontrer que l’homme (MK) ne leur fait pas peur. Exactement comme le spectacle des musiciens congolais prêt à baisser la culotte, habitués à des divisions et des bousculades sur les plateaux des chroniques musicales, pour plaire au chef, afficher sa fidélité et engranger des dividendes. Allant de la religion du banni, en passant par sa fortune, pour s’arrêter finalement sur la nationalité de sa femme. Quelle bassesse, quelle spectacle de mauvais goût offre-t-on là aux pauvres Congolais. Ayant pour la plupart exercés de hautes fonctions dans les institutions, c’est en épluchant dans leur passé qu’ils croient dénicher la petite bête. Dans l’opinion, l’on craint que cela tourne en une sorte de chasse aux sorcières. Ce qui ne serait pas sans conséquence sur le climat politique, de plus en plus tendu.

La MP mise en chaleur
Des sources internes à la Majorité rendent compte de la création d’une cellule technique qui a reçu mission de réunir le plus de preuves possibles pour inculper l’ex gouverneur de l’ex Katanga. Au moment opportun, l’appareil judiciaire devait être actionné pour passer à l’action. En effet, les plus durs ont décidé, rapporte-t-on, de corriger l’opprobre dont a été couverte leur autorité morale à la suite de multiples correspondances du G7 et les démissions qui s’en sont suivies. Dans leur démarche, ils auraient reçu, note-t-on, le quitus des instances dirigeantes de la MP. L’affaire est donc boutiquée en haut lieu. Pourtant, le PPRD s’est dit non surpris de la démission de MK. ‘‘Il attendait le moment, pour nous, rien de nouveau. Tout ceci n’est rien d’autre que de l’opportunisme politique’’, avait en son temps réagi le président du groupe parlementaire du PPRD à l’Assemblée nationale et Secrétaire général adjoint du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary.

Mais, comment expliquer cet acharnement sur une personne dont on dit qu’il n’est pas indispensable ? Que gagnerait la MP en s’engageant sur cette voie ? La question reste posée. En 2013, le Chef de l’Etat, craignant une surchauffe du climat politique et soucieux de la cohésion nationale, avait convoqué les Concertations nationales dans l’espoir de fédérer davantage les forces politiques et sociales autour d’un seul idéal : la sauvegarde de la patrie. On peut se rappeler aussi que tout récemment, il a rebondi en invitant les acteurs politiques et sociaux à un dialogue politique ‘‘afin qu’ensemble, a-t-il dit dans son message l’occasion du 55ème anniversaire d’indépendance de la RDC, Majorité, Opposition et Société civile, puissions convenir des voies et moyens permettant de surmonter des obstacles qui jonchent la marche vers la troisième série d’élections générales voulues libres, transparentes et crédibles et aussi apaisées par notre peuple qui avait été privé d’élections démocratiques pendant les 45 premières années de notre indépendance’’.

La cohésion nationale en danger
Est-ce que la démarche actuelle de la Majorité converge-t-elle vers cet idéal ? Donc nuire à tout prix à Katumbi, au G7 et à tout ceux qui, dans l’avenir s’aligneront au camp du refus de la révision de la constitution, pourrait s’avérer contreproductif aussi bien pour la Majorité que pour son autorité morale. Pire, cette action s’écarte totalement de la vision du chef de l’Etat qui, de tout temps, appelle à une cohésion nationale en vue de baliser la voie pour un processus électoral apaisé. Pas plus tard que le dimanche dernier à Kingakati, Joseph Kabila a réitéré son appel à l’intérêt général. Au cours d’une rencontre avec plus ou moins 365 parlementaires et autres membres de la Majorité conduits par leur président Aubin Minaku, le Président de la République a dit : ‘‘Je n’ai jamais pris part à une quelconque réunion visant le changement de la Constitution’’, tout en rassurant tous les membres de sa Majorité qu’il le ‘‘conduirait à des victoires futures’’. Pour le Président Joseph Kabila, le principal est de sauvegarder les acquis indispensables au développement de la RDC, ‘‘chèrement acquis depuis quelques années et que seuls les aveugles ou ceux qui nous font une guerre injuste ne voient pas’’. Les membres de la Majorité doivent tout faire pour la paix, se préparer à la guerre (politique) si elle est indispensable à la paix et au développement de la RDC. Vu sous cet angle, des montages fantaisistes, des coups bas contre des leaders de G7, sont des pratiques éhontées qui ne feront pas avancer la démocratie congolaise. En 25 ans d’expérience démocratique (depuis avril 1990), la classe politique congolaise doit être en mesure d’accepter la contradiction. La MP, qui se veut et reste jusqu’à preuve du contraire, une grande famille politique bâtie sur des normes véritablement démocratiques, doit fournir des efforts pour relever le débat! Elle ne doit pas se laisse entraîner par ceux qui, dans ses rangs, ne nourrissent qu’un seul projet : la vengeance et le nivèlement vers le bas. Aussi sont-ils prêts à tout pour assouvir leur soif de vengeance. Ce qui ne va pas dans le sens de servir le Chef de l’Etat. Bien au contraire, la chasse aux sorcières à laquelle nous assistons ces derniers jours ne sera que source de tension, au point d’envenimer davantage le climat politique déjà très tendu avec les dernières décisions de la cour constitutionnelle. L’opinion doit être préparée aux élections, pas à des querelles politiciennes qui, en réalité, ne servent que ceux qui s’y retrouve. Tout le monde sait qu’en Afrique, le discours de la démocratie n’est brandi qu’à des fins cosmétiques. Dans les faits, les dirigeants africains n’ont de démocratie que leur maintien au pouvoir. Sinon, pourquoi cette levée des boucliers pour un homme qu’on dit avoir créé (le créateur ne pouvant pas avoir peur de sa créature, dixit Mende Omalanga). Les élections restent la voie obligée pour la paix en RDC et une alternance au sommet de l’Etat que n’a jamais rejeté le Président Kabila, car il a toujours insisté et crié à qui veut l’entendre qu’il ‘‘respectera la Constitution, donnera une autre dimension et un respect de la Rdc dans le concert des Nations’’. Moise Katumbi, le G7 comme les autres Congolais n’aspirent qu’à cela. Les Congolais souffrent de beaucoup des maux, leur priorité reste le social. Ils ont besoin d’eau, d’électricité, de soins des santé appropriés, manger à leur faim et surtout travailler dans la paix. Alors messieurs mettez- vous au travail. Stop the Katumbi baching.
Mukar

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