Monsengwo humilié à Matete

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Le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya est sorti, vendredi 18 septembre, sous les huées de ses ouailles de la Paroisse Saint Alphonse de Matete à une réunion qui s’est terminée en queue de poisson. Monsengwo est reparti ‘‘la queue entre les jambes’’, faute d’une communication avec les petits peuples. Ces derniers exprimaient leur mécontentement à l’endroit de l’archevêque de Kinshasa pour sa décision de mettre en emphytéose de dix ans un terrain appartenant à la paroisse pour une construction des immeubles commerciaux. A la base de cette discorde qui oppose les paroissiens et l’archevêché de Kinshasa, les paroissiens de la dite église reprochent à ce dernier d’être signataire de ce contrat qu’il aurait conclu avec une firme étrangère sans les en informer. Environ 2 jours avant la descente du cardinal sur terrain, la population et les fidèles de cette paroisse étaient alertés par des sons de cloche au lancement des travaux de construction sur ce lopin de terre. S’en est suivi un pillage systématique des matériaux de construction amenés par les constructeurs affectés à ces travaux. Pointant un doigt accusateur sur le bourgmestre de la commune de Matete, Thierry Baylon Gaibene (élément aggravant du dossier), un comité des fideles de l’église a cherché à tirer l’affaire au clair. C’est ici que le pot-aux-roses a été révélé. Le bourgmestre a brandi le fameux contrat signé de la main de l’archevêque de Kinshasa lui-même. C’est ce qui a amené le Cardinal Monsengwo de descendre sur place pour tenter d’expliquer le bien fondé de sa décision. En pure perte.

L’église déviée de sa mission
L’église catholique continue de plus en plus de manifester ses besoins en argent, contrairement à ce qu’on lui connaissait auparavant. Après la multiplication des écoles dans toutes les paroisses, lesquelles sont devenues le modèle de cherté des études au Congo (école pour riches, voir notre éditorial), l’église a entrepris de créer des hôpitaux et s’investit désormais dans l’immobilier (paroisse Sainte Famille, N’djili, Q. 12). Le serment de pauvreté prêté pour cet apostolat n’est plus que lettre morte. A bien voir, le respect dû aux prêtres, comme jadis s’est réellement effrité, à telle enseigne que les paroissiens n’ont pas hésité de huer leur évêque. Les prêtres, roulant carrosse et tirés à quatre épingles, ont rejeté leur serment de pauvreté, et même de chasteté. Ce qui se faisait en coulisse est mis à la lumière du jour aujourd’hui avec des copines connues, des progénitures qui jouent avec les enfants des laïcs. Est-ce ce dernier comportement qui est à la base de cette recherche effrénée de gain ? Et on dit de Monsengwo qu’il aime l’argent. Beaucoup se dit à son propos, particulièrement concernant des écoles catholiques (conventionnées et privées). L’église catholique, sous Monsengwo alors président de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO), est d’ailleurs l’instigatrice de la corde que les parents se sont mise au coup sous le fallacieux nom de ‘‘primes des parents’’ et la vente de fournitures scolaires, avec lesquelles les écoles s’enrichissent, de même que leurs dirigeants et l’irresponsable Etat congolais, au grand dam des pauvres parents désabusés et clochardisés par le système soutenu par la même église.

Antha Luango

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