Non protégé par l’Etat, les parents subissent le diktat des écoles

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Les dindons de la farce, c’est eux, les parents qui, abandonnés aujourd’hui par l’Etat, organisateur de l’enseignement en RDC, subissent en cette rentrée scolaire, le diktat des écoles. Elles vendent aujourd’hui un peu de tout, uniformes, cahiers, ketches et autres fournitures scolaires, nourriture et soins de santé, à des prix hors d’atteinte. ‘‘Le parent qui ne veut pas n’a qu’à retirer son enfant’’, entend-on de la part de ces responsables d’écoles. L’école n’est plus une œuvre sociale qu’elle était. C’est devenu du business, un business qui paie cash. Aujourd’hui, tout aventurier, même le moins qualifié possible, veut créer son école pour engranger des millions au grand dam des parents.
Jamais l’Etat congolais n’a été aussi démissionnaire face au diktat des écoles, catholiques en premières lignes, qu’en cette rentrée 2016-2017. Depuis 1992, c’est la Conférence épiscopale nationale congolaise (Eglise catholique), présidée alors par Monseigneur Monsengwo, actuel archevêque de Kinshasa, qui, en vue de sauver les enfants d’une année blanche qui les menaçait, avait institué la contribution des parents. Depuis, l’Etat irresponsable a sauté sur l’occasion, tirant d’ailleurs profit de cette manne quasi inespérée. Aujourd’hui, au nez et à la barbe du même Etat complice de l’acharnement des écoles sur les parents, des acomptes allant jusqu’aux trois quarts des frais demandés (en plus à la hausse chaque année) sont exigés pour permettre à l’enfant de poser son postérieur sur le banc. Ainsi, sans l’acompte, pas de fourniture scolaire à acheter d’ailleurs sur place. Ce qui explique que le mot d’ordre de l’Opposition pour une journée sans école décrétée le 5 janvier a bel et bien marché, quoi qu’en ait dit certains médias partisans. Nombre de parents ont tout simplement épargné leurs enfants de l’opprobre d’être ‘‘chassés’’, parce qu’enfants des pauvres.
Pourquoi c’est devenu une exigence en si début de l’année alors que celle-ci s’annonce perturbée ? ‘‘Pour disparaître avec la cagnotte au cas où…’’, a répondu un homme, faisant allusion à une religieuse qui a volé la caisse d’une grande école de la place sans être sanctionnée, laissant les enseignants impayés depuis près de 4 mois… ‘‘C’est à cela qu’a servi l’intransigeance de cette religieuse, qui a, depuis, construit sa propre école’’, explique un observateur proche du dossier.

Les commerçants à la peine
Des pleurs et des réclamations montent des étals des commerçants. Depuis août, ils ne vendent rien : uniformes, cahiers, ketches, etc. Ils ne savent plus où se fournissent les parents. Et pourtant, ils paient leurs patentes chaque jour, ce que ne paient pas les écoles sur la vente de ses fournitures scolaires. C’est donc l’Etat qui devrait interdire cette pratique qui pénalise les commerçants en faveur des écoles où seuls quelques inspecteurs ripoux tirent des prébendes… Et l’Etat est perdant dans sa complaisance… Comment peut-on s’attendre à la méritocratie si les enfants des pauvres, malgré leur intelligence, ne peuvent prétendre à des postes de responsabilité s’ils n’étudient dans des conditions propices ? Réservée aux enfants de riche, l’école a perdu sa mission première : former l’homme intégral pour l’avenir de son pays.
Batu’a Mikuse Makambo

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