Pas comme le 16 Février 1991

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Les chrétiens de Kinshasa se sont levés le 16 févier 1991 pour réclamer la réouverture de la Conférence Nationale Souveraine et nombre d’entre eux ne sont pas rentrés chez eux, abattus comme des chiens par la soldatesque de Mobutu, réfractaire, comme son maître, à tout changement démocratique au Zaïre. Seulement, réouverte, cette grande messe n’a pas donné, après les manœuvres de Mobutu, le résultat escompté par le peuple. La dictature s’est poursuivie avec la complicités de faux opposants, parmi lesquels ceux qui se sot procurés une nouvelle virginité à la faveur du processus électoral mis en œuvre par le président Kabila depuis 2006. Aujourd’hui, il y a fort à craindre que l’histoire se repète. Le 19 janvier dernier, les Congolais se sont levés pour barrer la route à une loi électorale qu’ils ont jugée abjecte du fait de sa tendance à prolonger indéfiniment, au gré des résultats du recensement général, les mandats des dirigeants actuels. On a compté des morts, 27 ou 44 selon la comptabilité macabre du gouvernement ou des associations des Droits de l’Homme. Le 12 février, le Chef de l’État a promulgué la loi électorale en ce même jour, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a publié le calendrier électoral global dont l’exécution nécessite près de 1,5 milliards. Comme on dit, Les accords sont toujours bons mais le diable réside dans les détails. Les milliards qu’il faut pour la réalisation du processus électorale risquent de se poser comme nouvel handicap contre les attentes de la population, résumées en une expression : Alternance politique. Le gouvernement devra réaliser le plus gros des contraintes externes liées à la mise en oeuvre du calendrier électoral 2015-2016, soit 18 sur 23, la Présidence 3 et le Parlement 3. A bien voir les choses, il y a très peu de chance que les choses se passent comme sur des roulettes du fait que le gouvernement devra en date du 22 février déjà, actualiser, avec la CENI, le plan de décaissement des fonds pour l’organisation des opérations électorales 2015-2016. A en croire des sources dignes de foi, le gouvernement ne serait pas près financièrement à répondre à toutes les contraintes qui lui sont imposées. Les USD 20 millions des Etats-Unis représentent une goutte d’eau dans la mer du budget global du processus électoral en cours et le risque de glissement reste permanent. La balle est dans le camp du gouvernement. Les élus nationaux particulièrement ceux de la chambre basse, se frottent les mains car cela leur profite. Comme en 2011, nombre d’entre eux ne sont pas les bienvenus dans leurs fiefs électoraux respectifs. On n’aura pas versé le sang des Congolais pour rien.

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*