Pré-dialogue: Tshisekedi esquive le piège de Kabila

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L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a claqué la porte des travaux du pré-dialogue qui se tiennent depuis quelques jours à Ibiza, en Espagne. Son président, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a, depuis Bruxelles, demandé à ses fidèles lieutenants de se retirer de ces assises. Selon des sources proches de la fille aînée de l’Opposition congolaise, le Sphinx de Limete craindrait de tomber dans le piège de la Majorité présidentielle qui lui aurait demandé de préparer une liste en vue de la formation d’un gouvernement d’union national. Chose que le leader maximo a rejeté et a qualifié de gros piège qui risque de baliser le chemin d’une transition. Tshisekedi s’est dit également choqué par la position de la Cour constitutionnelle qui a donné feu vert à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de modifier le calendrier électoral global, publié en février dernier. ‘‘Nous ne voulions pas être complices d’une stratégie de glissement des échéances électorales de la part du pouvoir’’, a lâché un cadre de l’UDPS. Dans un communiqué dont une copie est parvenue au journal l’Objectif, Etienne Tshisekedi prône plutôt “l’organisation d’un processus électoral crédible et dans un climat apaisé”, de “l’élaboration d’un calendrier consensuel qui tienne compte des délais constitutionnels” et du “transfert pacifique du pouvoir, dans le respect de l’expression de notre peuple”. Pour le président de l’UDPS, la RDC doit organiser un cycle électoral complet, censé débuter par des scrutins locaux en octobre prochain, mais sérieusement compromis par le manque de fonds et le démembrement précipité du pays en 26 provinces et se terminer par une présidentielle et des législatives le 26 novembre 2016. Ces rencontres d’Espagne visent notamment à définir le format, les thématiques et régler tous les problèmes liés à l’organisation d’un dialogue devant se dérouler à Kinshasa entre les acteurs politiques congolais, sous la facilitation de la communauté internationale et asseoir ainsi les bases d’un Etat de droit et de démocratie. L’UDPS était le seul parti de l’Opposition à avoir accepter d’entamer des discussions avec les Kabilistes après avoir réclamé, en juin dernier, la tenue d’un dialogue national. Ce qui lui avait valu de nombreuses critiques de la part de certains partis de l’Opposition et de la rue kinoise. Le parti d’Étienne Tshisekedi continue d’accuser, à tort ou à raison, le régime de Kinshasa de lui avoir volé sa victoire à la présidentielle de novembre 2011. Les deux autres grands partis de l’Opposition, le Mouvement de libération du Congo (MLC) et l’Union pour la Nation congolaise (UNC), avaient pour leur part refusé tout dialogue, soupçonnant une manœuvre du pouvoir pour retarder la présidentielle de novembre 2016 et favoriser le glissement du mandat de Kabila. Au pays, l’UDPS est minée par une crise interne qui ne dit pas son nom entre les différents caciques de ce parti. Deux camps opposés se sont crées. D’un côté, le pro-dialogue et de l’autre, l’anti-dialogue. De nombreux cadres accusent Tshisekedi de mordre à l’hameçon de Kabila et veulent que le parti radicalise sa position à l’approche de la fin du mandat de Kabila. Parmi ces opposants, figure Franck Diongo qui, en août dernier, avait tiré à boulets rouges et sur le Lider Maximo de l’UDPS qui avait accepté, par ses émissaires interposés, un pré-dialogue avec Joseph Kabila en Italie. Diongo avait considéré une telle rencontre comme une trahison et a conseillé l’UDPS à la boycotter puisqu’elle sert, selon lui, les intérêts du seul Kabila à la recherche d’un ‘‘glissement’’.
Ibakucha Mayanda

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