Procès en appel de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana Le verdict de la Haute Cour militaire attendu le 17 septembre

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Le procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana Edadi va connaitre son épilogue dans deux semaines. Après les plaidoiries des différentes parties en cause, la Haute Cour militaire qui statue sur cette affaire en appel, a pris la cause en délibérée. C’était au cours d’une audience foraine tenue lundi 31 août à la prison centrale de Makala. Il faut noter que les parties prévenues ont une fois de plus plaidé non coupable sur les faits mis à leur charge. Selon Me Richard Bondo Wa Tshimombo, l’un des avocats du collectif de la partie civile a indiqué que tous les arguments avancés par les prévenus ainsi que leurs conseils, s’inscrivent dans la droite ligne de leur stratégie de défense qui consiste à tout nier en bloc. Car, pour eux, Floribert Chebeya n’a jamais foulé ses pieds au quartier général de la police nationale Congolaise (PNC). Chebeya n’a jamais été invité par le général John Numbi et que le prévenu Michel Mwila n’a jamais été chargé par John Numbi pour aller déposer le courrier au siège de la PNC pour monter leur guet apens. Me Bondo a souligné que les parties civiles ont démontré avec le concours de l’organe de la loi que les faits mis à charge des prévenus, étaient bien établis. Les parties civiles ont invité la Haute cour à condamner tous les prévenus à la peine à perpétuité, même ceux qui étaient acquittés au premier degré devant la Cour militaire de Kinshasa Gombe. Elles ont par la même occasion, invité cette haute instance militaire à reconduire la peine capitale à l’endroit du prévenu Daniel Mukalayi Wa Mateso.
Dans leur plaidoirie, les avocats de la défense, ont estimé que les parties civiles n’ont pas pu aider le ministère public à asseoir son accusation. Me Jean-Marie Kitungwa, l’avocat du prévenu Mukalayi qui a plaidé une fois de plus non coupable, a indiqué que les mêmes questions soulevées par les parties civiles depuis l’ouverture de ce procès en 2010, demeurent encore jusqu’au moment de la clôture de des débats. Cet avocat a également souligné que les mêmes parties n’ont pu aider la Haute cour à réunir des éléments de preuve de nature à asseoir son arrêt en ce qui concerne les faits mis à charge de leurs clients. ‘‘ Les parties civiles ont elles-mêmes déclaré au cours de l’audience que notre client le colonel Daniel Mukalayi n’avait pas l’intention de tuer Floribert Chebeya. Tout ce qui s’était dit contre Mukalayi au sujet de l’assassinat de Chebeya, n’était que des supputations et des spéculations dans la mesure où aucune preuve matérielle pouvant apporter la culpabilité n’a pu être apportée concernant notre client ‘’, a accentué Me Me Kitungwa. Au regard des éléments de preuve démontrés, le collectif des avocats de la défense a martelé qu’il ne voit aucun moyen, aucun élément sur lequel la cour de céans va s’appuyer pour condamner leurs clients. La défense en a appelé à la conscience des magistrats à prendre des décisions qui conviennent. La défense a promis d’aller en cassation, en cas de mal jugé. Pour rappel, Floribert Chebeya, ancien Directeur exécutif de l’ONG de défense des droits de l’Homme a été retrouvé mort le 1 juin 2010 dans la périphérie de Mitendi dans la commune de Mont-Ngafula. Le corps sans vie de son chauffeur Fidèle Bazana demeure introuvable jusqu’à ce jour.
Nico Kassanda

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