Projet de référendum: l’Opposition redoute le glissement

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La proposition de loi sur l’organisation d’un référendum fait débat dans les Etats-majors des partis politiques comme dans les rues de Kinshasa. Les voix s’élèvent déjà dans l’opposition pour dénoncer une nouvelle tentative de préparer le glissement de Joseph Kabila qui arrive fin mandat en décembre 2016.
Interrogé sur la question, le président du groupe parlementaire UNC à l’Assemblée nationale, Jean-Bertrand Ewanga qualifie ce projet de référendum d’un nouveau ballon d’essai pour les Kabilistes. Ce député de l’Opposition s’inquiète que ce texte puisse amener à la modification de la constitution:
« C’est un projet de loi à rejeter parce qu’inopportun dans les circonstances actuelles où notre peuple attend l’organisation des élections dans le délai constitutionnel. Il y a des collègues qui ont initié cette loi et cette démarche est une provocation de notre peuple. Et nous sommes en train de mobiliser notre peuple pour faire échec à cette loi ».
Pour Ewanga, il est temps pour l’Opposition s’organise pour barrer la route à cette tentative de jeter le pays dans l’impasse.
«Ce sont des imposteurs qui veulent troubler les eaux alors que notre peuple n’attend que les élections, pas autre chose », ajoute Jean-Bertrand Ewanga.
Ces Inquiétudes ne sont pas fondées pour l’initiateur de cette proposition de loi, le député Lucain Kasongo. « Il n’y a pas l’intention d’organiser le référendum constitutionnel ou la révision de la Constitution à partir du référendum, non. Nous voulons mettre à la discussion de la République un cadre juridique permanent », s’est-il défendu.
Déposé au bureau de l’Assemblée nationale, le texte sur ce projet de référendum a été transmis au gouvernement pour observation.
Ce débat est relancé une semaine après que la Ceni a annoncé son intention de revoir l’ensemble de son calendrier électoral, publié en février dernier.
La seule certitude réside dans le fait que « la Commission électorale ne publiera pas de nouveau calendrier tant qu’elle n’aura pas consulté les parties concernées. » En clair, la Céni dit vouloir éviter de publier un nouveau chronogramme des élections qui pourrait être aussitôt rejeté par une partie de la population comme cela été le cas en février dernier.
Des analystes politiques disent craindre une nouvelle crise si cette proposition de loi est adoptée à l’Assemblée nationale comme fut le cas le 19, 20 et 21 janviers dernier dans plusieurs villes du pays.
Ils accusent aussitôt la Ceni de créer un vide qui pourrait amener certains politiques de pêcher en eau trouble et créer des troubles inutiles au moment tous les yeux sont rivés vers les élections.
Ibakucha Mayanda

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