Projet Parau : Kimbuta n’a pas droit à l’erreur après le retrait de l’UE

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André Kimbuta Yango a pris, depuis jeudi 20 août, le relais du Projet d’appui à la réhabilitation et l’assainissement urbain (Parau), après le retrait de l’Union européenne (UE).
Des voix se sont levées aussitôt pour appeler le gouverneur de la ville-province à poursuivre ce projet avec parcimonie dans neuf des vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa.
Elles ne croient pas à la gestion Kimbuta qui a excellé dans les discours avec moins de réalisations sur terrain puisse tout mettre en arrêt.
‘‘Notre crainte est de voir ce grand projet d’assainissement disparaitre comme tant d’autres à savoir: Retranskin, Rimmokin et autres. Nous attendons le voir à l’œuvre’’, a indiqué un cantonnier, habitant la commune de N’djili.
Ce programme réalisé dans neuf des vingt-quatre communes de Kinshasa depuis six ans sur financement de l’Union européenne permettait de traiter 11 000 mètres cube de déchets urbains chaque semaine.
Le chargé d’affaires de l’Union européenne en RDC a assuré que ce programme a contribué à l’amélioration du cadre de vie des habitants de la capitale.
‘‘Dans les communes concernées, les zones inondables ont diminué d’environ 40% et des maladies d’origine hydrique ont baissé de 50 à 70%. Il est difficile de chiffrer le nombre de vies ainsi sauvées mais il est vrai que le Parau a fait une contribution décisive à l’amélioration de la santé publique dans la capitale’’, a-t-il affirmé.
Pour sa part, le gouvernement provincial de Kinshasa qui reprend ce programme promet de copier l’expérience dans les autres communes de la ville. Donc, l’exécutif provincial s’est lancé un véritable défi.
‘‘Ce programme mérite d’être poursuivi et étendu sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa. La ville et le gouvernement de la République ont levé l’option de pérenniser le projet PARAU. Un mécanisme de co-financement a été négocié par les deux parties’’, a fait savoir André Kimbuta Yango, gouverneur de la ville de Kinshasa.
Les habitants des communes concernées par ce projet, eux aussi, doutent de la capacité de la ville à faire mieux que l’UE.
Le fonctionnement du Parau nécessitait 1 million de dollars américains chaque mois et dispose d’un centre d’enfouissement technique et des stations de transfert des ordures ménagères. Le projet employait 140 agents que la ville de Kinshasa va désormais gérer.
Les outils utilisés au cours de ce programme ont été officiellement remis au gouvernement provincial de Kinshasa. Parau est l’élargissement du Programme d’assainissement et d’urbanisation de la ville de Kinshasa (PAUK), réalisé de 2007 à 2010 sur financement de l’Union européenne.
PAUK concernait les communes de Barumbu, Gombe et Kinshasa. Il avait également permis l’aménagement du centre d’enfouissement technique de Mpasa et des stations de transfert des ordures ménagères dans ces trois communes.
Depuis 2010, PAUK a été élargi à six autres communes (Lingwala, Kasa-Vuku, Ngiri-Ngiri, Kalamu, Bandalungwa, Kitambo). Il est devenu le Projet d’appui à la réhabilitation et l’assainissement urbain de la ville de Kinshasa.
Le risque est que la mauvaise gestion de ce projet sera payée d’une manière ou d’une autre par la population qui, une fois exposée à l’insalubrité, sera victime des maladies des mains sales.
Ibakucha Mayanda

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