RDC- Belgique : Ca sent le roussi

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Plus rien ne va entre la Belgique et son ancienne colonie. Les relations entre les deux pays ne sont plus au beau fixe après la décision de la Belgique de limiter à six mois maximum la durée des visas accordés aux responsables de la République démocratique du Congo (RDC) porteurs de passeports diplomatiques.
La réaction ne s’est pas faite attendre. Le vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger, Antoine Boyamba, a annoncé que le gouvernement congolais envisage prendre quelques sanctions coercitives envers la Belgique. Dans la foulée, on peut citer le refus des visas aux détenteurs des passeports diplomatiques belges. La mesure, décidée mardi, ‘‘concerne les porteurs de passeports diplomatiques » (membres du gouvernement, diplomates…), qui avaient jusqu’ici une durée maximale d’un an. Elle ne vise pas l’ensemble de la population congolaise.

La mise en garde de la RDC à la Belgique
Allant plus loin, le vice-ministre a indiqué la RDC risque même de prendre quelques sanctions économiques contre la Belgique.
Ces éventuelles sanctions cadrent avec le principe de réciprocité qui est ‘‘la règle d’or en diplomatie’’. La RDC a aussi le devoir ou le droit plutôt de prendre quelques décisions coercitives. Nous aussi on peut dire qu’on ne donne plus des visas, aux détenteurs des passeports diplomatiques belges ou quelques sanctions économiques’’, a martelé l’autorité congolaise sur la voix des ondes. Pour lui, la réaction congolaise dans ce sens répondrait à la règle dans le domaine de la diplomatie. ‘‘Nous n’allons pas nous laisser faire. Ce que nous prendrons nous congolais comme décisions, ça sera aussi de notre droit et de notre souveraineté. Ce n’est pas nous qui enclenchons la guerre ou la bataille’’, ajoute le vice-ministre des Congolais de l’étranger.
Pour rappel, les responsables belges ont justifié cette décision par l’évolution de la situation politique de l’heure dans leur ancienne colonie.
Le second mandat du président Joseph Kabila arrive à son terme le 20 décembre mais le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

Interrogations de la Belgique
Dans une interview mercredi au quotidien belge Le Soir, le chef de la diplomatie belge Didier Reynders explique vouloir savoir ‘‘dans quel contexte, dans quel cadre, on se trouvera’’ après le 20 décembre. ‘‘Nous serons en tout cas dans une autre logique, et c’est pour cela que j’ai limité à six mois les visas que nous allons octroyer’’, a-t-il poursuivi.
Reynders réclame par ailleurs des clarifications sur le calendrier des prochaines élections, alors que la commission électorale de la RDC (Céni) projette d’organiser la présidentielle fin 2018, arguant des contraintes logistiques pour justifier ce report.
‘‘Le délai de 500 jours proposé par la commission électorale n’a pas de sens. Si on retarde à ce point les prochaines élections, on aboutit à un troisième mandat de fait’’, a estimé Reynders.
‘‘D’ici le 19 décembre, il faudra savoir avec clarté qui gère le pays et donc faire redémarrer le dialogue en y associant des personnalités importantes comme Moïse Katumbi ou Etienne Tshisekedi’’, ajoute-t-il, citant deux opposants qui réclament un ‘‘vrai dialogue inclusif’’ pour remplacer le ‘‘dialogue national’’ convoqué par le président de la RDC et actuellement en cours.
‘‘Même s’il est certain que des élections ne pourront être organisées avant le 19 décembre, il faut gérer la période intermédiaire, fixer un nouveau calendrier, savoir qui gérera le pays’’, selon le chef de la diplomatie belge.
Pour sa part, le gouvernement congolais par l’entremise de son ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement a indiqué que nous ne reconnaissons pas à un pays étranger le droit de sanctionner les personnalités congolaises’.

Muyar

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