RDCongo Une démocratie des gladiateurs!

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Le débat public en République Démocratique du Congo ressemble de plus en plus à un duel des gladiateurs. Il ne se passe pas un mois sans qu’un feuilleton ne vienne perturber le train-train de la vie des congolais, notamment à Kinshasa qui semble servir de terrain privilégié de combat. Il ne s’agit plus d’adversaires politiques, mais plutôt des guerriers qui doivent s’affronter jusqu’à la mort. Une forme de duel dont la finalité n’est pas nécessairement la prise ou le maintien du pouvoir, mais l’élimination totale et complète de l’autre. Il y a d’un coté une majorité au pouvoir qui affiche une mine d’un ensemble des marins fatigués dont la cohésion devient un casse-tête. Il y a à la fois malaise et maladresse dans l’appréciation des faits et dans l’explication qu’il faut donner à la population. Il y a également une espèce d’attentisme et une politique d’escroquerie presque mutualisée. Heureusement qu’il y a le capitaine Matata Ponyo qui tient encore la barque sans qui, le président Kabila serait comme un naufragé seul au milieu d’un lac troublé. De l’autre coté, il y a une coalition d’opposants, Société civile avec sa cohorte d’organisations des soi- disant défenseurs des droits et la légendaire communauté internationale. Pour cette coalition, l’essentiel est de trouver de quoi griller ou éliminer catégoriquement un Kabila moins bavard. Le prétexte de la protection des civils étant machiavéliquement la raison. Kabila est peint en un monstre, il est une menace pour son peuple, dit-on! En réalité, tout est fait pour perturber les efforts consentis dans le cadre des différentes initiatives de redressement du Congo. C’est cette machine machiavéliquement entretenue depuis l’Occident que nous expliquons aussi dans notre publication. Le Congo de nouveau sur le radar, co-écrit le journaliste Georges Tamba et paru fin 2014 au Canada. Inconcevable pour un pays qui se bat pour sa vraie souveraineté. C’est ainsi que l’on verra une Opposition féroce à l’organisation du Sommet de la francophonie, des nombreux rapports sur les violations des droits de l’homme, le boycott des concertations nationales organisées par le pouvoir, des appels sans cesse en cascade pour des manifestations sans objectifs précis. Et que peut-on dire des manifestations de janvier, de la fosse commune de Maluku, des intrus sénégalais et burkinabés? Qui peut prétendre aimer plus le Congo que les autres? Qui a vraiment la meilleure formule ou la meilleure recette pour le Congo? Notons en passant que la quasi-totalité de nos politiciens ont leurs enfants qui vivent et étudient à l’extérieur avec quel argent? On ne cessera jamais de le dire!

Quelle place pour l’intellectuel?

Dans ce contexte, nous nous posons la question de savoir la place qu’occupe l’intellectuel. Diplômes d’État, de graduat, de licence, doctorat, autant de titres scolaires et académiques sont déclinés par l’intelligence congolaise. La question aujourd’hui est de connaitre le bilan et la rentabilité de ces diplômes. Quel impact chacun de ces diplômes a-t-il dans notre société? En d’autres termes, quelles réalisations ou quelles données nouvelles ces diplômes ont apporté à notre société? Nous assistons en effet à une élégance de la rhétorique du savoir, la rhétorique de la description de nos connaissances, mais leur applicabilité au service de la Nation ou du commun de mortel reste encore un mythe. Voici une petite anecdote de mon oncle. Je venais de retirer mon diplôme d’État et tout fier de moi. J’ai couru à la maison pour l’annoncer à mon oncle. Je lui tends mon diplôme tout content…Mon oncle me regarde et me demande : ‘‘que vas-tu faire avec ça’’? Je n’avais pas de réponse, car en effet je ne savais pas vraiment ce que je ferai avec ce papier. Être formé sans savoir pourquoi et quoi en faire. Quelques années après, je suis revenu lui brandir un autre diplôme, celui d’un niveau plus important, le graduat. Et là, mon oncle sur un ton plus ou moins écœurant me dira: ‘‘mon garçon, cela fait des années que tu nous amènes des papiers. Imagines toi un peu combien de sacs de manioc aurions nous pu produire pendant toutes ces années que tu as passées à ramasser des papiers sans intérêts pour nous’’? C’est cela que nous appelons rentabilité de nos connaissances. Quels impacts réels nos connaissances ont apporté au quotidien de nos congénères? Dans la diaspora, ces connaissances seraient peut-être rentables pour ceux qui les transmettent… car ils savent pourquoi ils nous les donnent. En fait, ils ne nous les donnent pas, mais ils nous programment comme des ordinateurs pour répondre à des taches prédéfinies et nous ne pouvons pas faire autrement qu’exécuter. Que faisons-nous de nos connaissances? Hormis les diatribes intellectuelles et politiques, qu’est-ce que nous avons comme modèle réel qui réponde aux besoins de nos villages par exemple. Ayons au moins la modestie de ce que l’autre fait que nous n’avons pas fait ou que nous ne faisons pas.
Correspondance particulière

Ntet Kabwit Mitond.

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