Résultats de l’étude sur la masculinité en RDC Les hommes et les femmes considérés comme acteurs du changement social

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« Comprendre la masculinité en RDC et ses effets sur la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes est une approche qui permettrait d’améliorer notre façon d’adresser les questions de genre. C’est en même temps tout le questionnement nécessaire, et préalable à la mise en œuvre des politiques et des programmes de promotion de l’égalité des sexes ».
Dans le cadre de la promotion du genre en République Démocratique du Congo, une étude sur la masculinité a été menée par une équipe des chercheurs dont la restitution des résultats a eu lieu le mercredi 9 septembre, à Béatrice Hôtel. Cette cérémonie de restitution des résultats a été organisée par l’ONU Femmes en partenariat avec le ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant et de l’ambassade de la Suède.
Dans son mot de circonstance, la représentante de l’ONU Femmes, Mme Françoise Ngenda Hayo, a souligné l’objectif de cette étude qui est de cesser de considérer les hommes comme un problème, mais plutôt les percevoir et les aborder en considérant qu’ils font partie intégrante de la solution dans les interventions de l’égalité des sexes. « Il y a de plus en plus de recherches qui montrent que si les hommes sont inclus dans les interventions genre, ils peuvent contribuer aussi à la transformation des rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes », a fait savoir Françoise Ngenda, poursuivant que les hommes sont une force sociale à travers laquelle on peut impulser une dynamique vers le changement du statut des femmes. Il y a des gains à les impliquer dans la promotion de l’égalité des sexes et des manques à gagner à les écarter du processus genre enclenché à travers les politiques et programmes de développement.
Prenant la parole à son tour, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Bijou Kat Mushitu, a indiqué que les fonctions attribuées par la société aux hommes et aux femmes et les rôles qui sont joués par chacun d’eux, sont des distributeurs considérables, sexistes dictés par les traditions, les us et coutumes régissant des communautés. Cette distribution des tâches est à la base des inégalités, des discriminations subit par les femmes dans la mesure où l’homme a des fonctions dominantes et la femme, des fonctions subalternes favorables à la prédominance de la masculinité. La RDC, en ratifiant les instruments juridiques internationaux, prônant la promotion et l’égalité des sexes. La révision du code de la famille en cours, s’inscrit dans la logique ligne de rétablir l’équilibre des droits et des règles entre les deux sexes en les débarrassant de toutes les dispositions discriminatoires observées à l’égard des femmes.
Principaux résultats
Les résultats ont été présentés par Mme Sylvie Ayimpam, Docteur en sociologie-Anthropologie de l’Université Catholique de Louvain et, professeur à l’Université Pédagogique Nationale(UPN). Il faut noter qu’elle est la seule femme qui a fait partie d’une équipe de cinq chercheurs.
Les résultats de l’étude montrent que les relations de genre sont fondées sur le principe de la supériorité et de son pouvoir patriarcal. Il en découle la norme selon laquelle, dans tous les domaines de la vie, la préséance revient à l’homme quel que soit le contexte. Concernant la féminisation de la pauvreté, les résultats de l’étude montrent que les hommes sont implicitement favorables à la pauvreté des femmes, parce qu’ils sont opposés à l’idée que les femmes puissent disposer de leurs revenus comme elles l’étendent. Pour ce qui est de la domination et du contrôle d’hommes sur les femmes, la majorité des hommes interrogés pensent qu’ils ont le pouvoir de décision et de contrôle sur les femmes qui leur doivent de la soumission.
Recommandations
Quelques recommandations ont été aussi formulées, notamment : encourager les hommes à adopter les valeurs positives de la masculinité vis-à-vis de leurs épouses, de leurs enfants et des autres hommes, ‘une part, et d’autre part, sensibiliser les femmes en tant que principal agent de socialisation à les transmettre aux enfants (filles et garçons) ; travaillé avec les enseignants, au niveau de l’école, pour qu’ils adoptent les mêmes valeurs alternatives et changent leurs attitudes et comportement vigoureux vis-à-vis des garçons qui développent en eux les relents hégémoniques de masculinité ; exhorter des chefs religieux à bannir les discours et pratique qui favorisent les formes hégémoniques de la masculinité ; enfin, modifier les dispositions du code de la famille qui font de l’homme le seul chef de la famille (articles 448 à 451).
Lucie Ngusi M.

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