Rwanda: l’opposition toujours contre le changement de la Constitution

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Le Parti vert démocratique du Rwanda (DGPR) a déposé une requête auprès de la Cour suprême. Le seul parti d’opposition légalement enregistré dans le pays demande à la plus haute instance judiciaire du pays d’empêcher de tenter de modifier la Constitution. Cette modification permettrait à Paul Kagame de briguer un troisième mandat.
Aujourd’hui, la Constitution rwandaise limite le nombre de mandats à deux. Le chef de l’Etat n’a jamais officiellement dit qu’il serait à nouveau candidat, mais qu’il laisserait lepeuple en décider. Ces dernières semaines, des pétitions qualifiées par les autorités de spontanées, avec au total plus de deux millions de signatures pour demander cette révision, ont été déposées au Parlement.
Pour Frank Habineza, il y a un problème à la fois juridique et moral à envisager cettemodification. « Nous croyons que l’article 193 sur la réforme de la Constitution par référendum ne s’applique pas à la limite du nombre de mandats, avance le leader du Parti vert démocratique. Il fait uniquement référence au mandat – au singulier – du président, à sa durée qui est de sept et qui pourrait être réduite par exemple à cinq ans ou augmentée à huit ans. Pour nous, c’est ce que l’article 193 signifie. »
Un article « verrouillé »
Il pointe aussi un autre article qui évoque le nombre de mandats. « L’article 101 précise bien qu’en aucun cas, le président de la République ne peut faire plus de deux mandats. C’est un article que l’on peut qualifier de “verrouillé” et qui ne peut être changé par aucun autre. Mais on pense également que cet article 101 ne devrait pas être modifié parce que le Rwanda mérite un transfert du pouvoir pacifique. Depuis l’époque de la monarchie, ce n’est jamais arrivé avec des assassinats, des coups d’Etat. Et même avant, cela fait quelque 200 ans que le Rwanda n’a pas connu ça et c’est l’une des raisons pour lesquelles on aimerait que la Constitution soit respectée. »
L’opposition en exil dénonce une récolte de signaturessous la contrainte par un Etat qu’elle qualifie de policier. C’est notamment le cas des Forces démocratiques unifiées (FDU), le parti de Victoire Ingabire, l’opposante emprisonnée, par la voix de Joseph Bukeye, le deuxième vice-président. « Il faut rappeler qu’au moment de la rédaction et des consultations pour rédiger cette Constitution, c’est ce même gouvernement qui avait dit que plus de deux mandats risquaient de conduire à un président à vie et à un régime autocratique. Venons maintenant à la question des pétitions, nous estimons que c’est simplement une mise en scène orchestrée par le régime, parce qu’en fait, si c’était aussi spontané, le gouvernement n’aurait pas dû exiger des formulaires qu’ils sont en train de distribuer dans la campagne et qu’ils sont même en train de faire signer à des gens illettrés. »

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