Salubrité à Kinshasa Kimbuta et Matata s’entraccusent 3 mois seulement après le départ de l’UE

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La RATPK a bénéficié ce mardi 17 novembre d’une subvention de 12 000 litres de gasoil pour évacuer les décharges de transit qui infestent la ville de Kinshasa. Juste une goutte de carburant dans l’océan de besoin en gasoil du projet initié par l’Union européenne. Ainsi, d’ici la fin de la semaine, si la RATPK ne parvient pas à évacuer le trop plein des décharges, il ya fort crainte que tout reprenne à zéro. Selon des sources proches de la RATPK, les services du Premier ministre et ceux du Gouverneur de la Ville de Kinshasa étaient au bord de la crise des nerfs, d’autant plus qu’Augustin Matata nierait ce qu’il avait promis en août dernier, lors du départ des partenaires de l’Union européenne, alors qu’André Kimbuta s’estimaient financièrement incapable de prendre en charge l’assainissement de la ville. Lors d’une rencontre, tous niaient avoir pris un quelconque engagement dans le sens de l’assainissement de la capitale. Curieux, tout de même. Si personne ne touche de l’argent, les ‘‘ONG’’ de balayage des rues et d’embellissements des places publiques sont rémunérées sans anicroches, à la source, car elles appartiennent aux épouses des dignitaires du régime.

Pour quand la fin du mythe du blanc irremplaçable ?
Depuis jeudi 12 novembre, les éboueurs de la RATPK ont observé une grève. Et pour cause, on a enregistré dans le chef des autorités le non-paiement de leur salaire, le manque de frais de fonctionnement, le non respect du contrat avec les partenaires (dont les propriétaires de véhicules et le fournisseur de carburant ‘‘KM Oil’’). A ce jeudi 12 novembre, le réservoir de carburant laissé par l’UE depuis la fin du partenariat le 20 août sonnait creux. Nos sources indiquent que les autorités congolaises avaient accusé le projet Parau de surestimer les coûts d’exploitation, par exemple en accordant à un camion multi-benne 150 litres de carburant pour 4 tours aller-retour vers le site d’enfouissement d’immondice de Mpasa. Ce qui donnait un plafond de 1,3 millions d’euros de frais d’exploitation mensuel. Selon les calculs du gouvernement, 800 000 euros étaient largement suffisants pour ce faire. Seulement, au mois de septembre déjà, un mois après le départ du ‘‘Blanc’’, le gouvernement n’a pu décaisser que 600 000 euros. Et depuis, les travaux de forage de 200 m3 de puits pour enfouissement d’immondices ont été arrêtés. Voilà ce qui remet sur la table des interrogations sur la nécessité de mettre à la tête de certaines structures des Européens, à la place des Africains. Une insulte aux Père des indépendances acquises il y a 55 ans. Rares (pour ne pas dire nulles) sont des structures dirigées exclusivement par des Congolais et qui ne font pas l’objet de détournement de fonds et de gestion orthodoxe de la chose publique. Les craintes qu’exprimaient les populations en apprenant la fin du contrat avec l’UE se justifient aujourd’hui. ‘‘Le Noir restera noir jusqu’au fond de son cœur. Le Noir ne connait pas l’intérêt général. Ce qui compte pour lui c’est son intérêt égoïste, qu’il se pavane avec les biens achetés avec de l’argent détourné, qu’il élève ses enfants avec l’argent du contribuable détourné… Voilà un Noir. Le Blanc par contre vole tout en remplissant premièrement la mission pour laquelle il a été nommé’’, réfléchissait un octogénaire à haute voix face à son impuissance devant cette montagne d’immondices.

Des risques sanitaires graves
Kinshasa est soumise à un risque d’intoxication au gaz méthane que produisent les immondices. En quatre jours de la grève à la RATPK, on a assisté à une atmosphère polluée dans les quartiers qui abritent les décharges de transit. A Kauka, par exemple, une des décharges se situent entre le marché Makolo Ngulu et l’Hôpital de l’ex ONATRA. Une puanteur nauséabonde empeste déjà le quartier au grand dam des acheteurs et des malades. Pour la décharge aux approches du terrain OKAL, les immondices se sont déversées jusque sur l’aire des jeux. Les entrainements des équipes, notamment AC Espoir de Lingwala, constituent un risque pour les athlètes. Au croisement des avenues Assossa et Sport, la décharge a également débordé, déversant son contenu jusque sur la chaussée, de façon à réduire la circulation. Il en est de même sur l’avenue du Drapeau ou Kabasele Tshamala, en face de la Bralima. Les montagnes d’ordures qui se constituaient devenaient des repères pour les malfaiteurs qui, après y avoir consommé la drogue, peuvent s’attaquer aux paisibles passants. Que dire de Mpasa où les ordures ne sont pas triées et enfouies depuis une semaine, malgré l’éloignement du site des habitations.
Batu’a Mikuse Makambo

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