Samson Kobisi : ‘‘Les Radiologues ou bien les imagistes médicaux ne peuvent pas travailler sans règlement’’

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Le Conseil National des Professionnels d’Imagerie Médicale (C.N.P.I.M) a organisé le 2ème  congrès national de la RDC. Cette activité coïncide avec la commémoration du 122ème  anniversaire de la découverte de rayonnement x. La Cérémonie du congrès s’est déroulée du  10 au 11 Novembre à la province du Kongo central  sous le thème de la «Déontologie» .

 

L’Imagerie médicale est un métier moins connu pour les nombreux congolais, c’est pourquoi , la rédaction de l’Objectif a approché Samson Kobisi Mbeka à ce sujet. Il est Chef de Travaux de l’Institut Supérieur des Techniques Médicale (ISTM), et enseignant dans plusieurs universités de la RDC mais aussi imagiste médical et une maîtrise en imagerie médicale. Il a fait ses études à l’ISTM et à l’Université Oumel en Suède où il a décroché un diplôme de DEA (Diplôme d’études approfondies).

 

Brossez brièvement l’historique du CNPIM

Samson Kobisi Mbeka : le Conseil National des Professionnels en Imagerie Médicale a débuté par une association et quand on a vu que notre métier commence à prendre de l’ampleur en RDC, c’est la raison pour laquelle, nous avons substitué à un conseil mais jusque là, nous n’avons pas encore reçu le quitus auprès des autorités de la République mais nous nous sommes en train de lutter pour l’avoir.

 

Quelle est l’importance de la CNPIM ?

 

Les Radiologues ou bien les imagistes médicaux ne peuvent pas travailler sans règlement. C’est l’une de raisons qui nous ont poussé à créer ce conseil qui puisse réunir tous les imagistes de la RDC et entretenir aussi des relations avec des imagistes médicaux dans le monde entier. Personne ne peut adhérer au C.N.P.I.M s’il n’est pas imagiste médical. C’est dans ce sens que nous luttons pour obtenir cet ordre qui nous permettra d’établir des règles de conduite et que les imagistes médicaux arrivent à mieux travailler car nous ne poursuivons qu’un seul but le «Diagnostic» des malades. C’est qui est encore important pour nous, ce que les médecins ne peuvent pas évoluer sans qu’il ait l’imagerie médicale.

 

Beaucoup ne connaissent pas l’imagerie médicale. en peu de mots , qu’est-ce que l’Imagerie Médicale?

 

CT.Samson Kobisi : C’est vrai que beaucoup ne connaissent pas l’Imagerie Médicale même la Radiologie, ils demandent c’est quoi encore ?  L’Imagerie Médicale englobe l’ensemble de techniques qui nous aide à diagnostiquer les maladies par la production d’images. Il y a un bon nombre des maladies qui sont diagnostiquées par l’Imagerie Médicale telles que la tuberculose , le cancer , les causes de stérilité chez les femmes mais aussi celles qui ne sont pas diagnostiquées par la radiologie.

 

Quelle est la place occupe l’imagerie médicale en médecine ?

 

L’imagerie Médicale revêt une importance capitale en médecine parce que, quand un clinicien (Médecin, infirmier ou kinésithérapeute) lors de la consultation d’un malade , le clinicien ne peut pas se limiter à la consultation malgré qu’il peut soupçonner une pathologie mais cette pathologie doit être confirmée par d’autres techniques telles que l’imagerie médicale. Et après le diagnostic de la pathologie par la radiologie, les résultats obtenus permettront  au clinicien de donner le traitement adéquat. Et pendant le traitement, l’imagerie sera encore là pour faire des contrôles à chaque fois que c’est  nécessaire pour voir l’évolution du malade. Si par exemple, il y a disparition des lésions en ce moment là on arrête le traitement. Mais s’il y a régression, des lésions par rapport à ce qui étaient là avant on peut continuer avec le traitement mais au cas où il y a aggravation des lésions c’est à dire le traitement n’est pas bon, dans ce cas, le clinicien doit changer le traitement. En dehors du diagnostic, l’imagerie médicale fait aussi la thérapie en utilisant les rayons x pour soigner un cancer. Exemple, en imagerie interventionelle. Avec l’imagerie médicale, on fait la chirurgie en utilisant un écran téléviseur qui montre les images. L’échographie aussi peut nous aider à faire ça.

 

Il y a combien de techniques en imagerie médicale et leurs importances ?

 

Actuellement il y a cinq techniques qu’on utilise en imagerie médicale. La première technique, c’est la radiologie.  Les os sont les structures d’étude privilégiées de la radiographie conventionnelle. Grâce aux radios, on peut détecter des fractures, des fissurations osseuses, des déplacements, mais également vérifier les courbures vertébrales, le nombre de côtes présentes, contrôler la progression d’une arthrose n’importe où sur le squelette ou encore la bonne tenue d’un matériel médical ou d’ostéosynthèse. Les poumons et le cœur peuvent aussi être étudiés en surface, pour voir par exemple s’il n’y a pas d’eau dans les poumons ou vérifier que le cœur a une taille non pathologique. La mammographie est une utilisation particulière des rayons X, pour la recherche d’anomalie des structures des seins. La deuxième, c’est le scanner ou la tomodensitométrie grâce à laquelle, les tissus mous peuvent être beaucoup mieux étudiés. Les os ne sont pas laissés à l’abandon, on peut aussi y voir des fractures ou de l’arthrose. La troisième, c’est l’échographie qui permet l’étude de multiples organes de l’abdomen, du petit bassin, du cou (thyroïde, ganglions, foie, rate, pancréas, reins, vessie, organes génitaux) mais aussi les vaisseaux (artères et veines), les ligaments et le cœur. Elle recherche des anomalies qui pourraient les atteindre (tumeurs, infections, malformations) et peut parfois guider un prélèvement en profondeur. Au cours d’une grossesse, elle permet d’étudier la vitalité et le développement du fœtus, de dépister des anomalies ou encore de déterminer le sexe de l’enfant. La quatrième, c’est l’IRM (imagerie par résonance magnétique) fonctionnelle permet l’étude vasculaire de certains organes et notamment du cerveau pour détecter par exemple les AVC. Et afin la scintigraphie, une méthode d’imagerie médicale de médecine nucléaire qui produit une image fonctionnelle par l’administration d’un médicament radio pharmaceutique (MRP) dont on détecte les rayonnements qu’il émet une fois qu’il a été capté par l’organe ou la cible à examiner.

 

Parlons maintenant du 122ème anniversaire, pourquoi vous avez choisi comme thème «La déontologie»?

 

Nous avons choisi, la déontologie parce que beaucoup de techniciens en imagerie médicale sont en train de commettre d’abus, c’est pourquoi, nous avons voulu souligner l’importance de l’éthique et de la déontologie.

 

En vous écoutant parler, on peut dire que l’imagerie médicale a une importance capitale en médecine mais pourquoi vous n’arrivez pas à faire connaître votre métier aux nombreux congolais?

C’est parce que notre pays est sous développé, ailleurs là où il y a suffisamment d’équipements comme en France, en Afrique du sud etc… Les imagistes sont connus. Ici en RDC, nos hôpitaux ne sont mêmes pas bien équipés par les matériels d’imagerie médicale. C’est pourquoi, les gens sont en train de confondre les infirmiers aux imagistes médicaux alors que nous, nous faisons autre choses que les infirmiers y compris les laborantins. Les imagistes, c’est une autre corporation. Par exemple, en France quand j’étais en formation, la France avait plus de 5000 appareils de scanners mais par rapport aux allemands et aux hollandais, la France était en retard mais ici à Kinshasa jusqu’à maintenant on peut seulement compter vingt appareils et sur ce vingt il y a peut-être douze seulement qui fonctionnent , même l’hôpital Générale de Référence de Kinshasa , ex Maman Yemo . Cet hôpital a un seul scanner qu’on loue chez un chinois et ça fait un temps déjà que cet appareil est tombé en panne jusqu’ aujourd’hui on n’arrive pas à  le réparer. Et il y a un grand problème chez nous en RDC ,beaucoup de techniciens en Imagerie médicale ne veulent pas aller travailler à l’intérieur du pays or à l’intérieur du pays,  il y a des services d’Imagerie qui sont en train de chômer sans travailleur, la même chose que des médecins , infirmiers … Je profite aussi de l’occasion pour faire un appel pathétique à l’État congolais , d’aider à équiper les hôpitaux de Kinshasa en imagerie médicale et de payer un bon salaire aux travailleurs car si on a un bon salaire même à l’intérieur quelqu’un peut facilement y aller.

 

La C.N.P.I.M demandait un ”ordre des imagistes” à l’État congolais. Qu’en est-il ?

 

Les démarches sont en cours, les négociations évoluent très bien, bientôt nous aurons un ordre. Avec l’ordre, les choses vont évoluer dans le sens positif.

 

Une petite histoire sur la découverte de rayonnement x (Rayons x). En 1895, Wilhelm Conrad Röntgen reproduit l’expérience à de nombreuses reprises en modifiant ses paramètres expérimentaux (types de cibles, tensions différentes, etc.). Le 8 novembre 1895, il parvient à rendre luminescent un écran de platinocyanure de baryum. Röntgen décide alors de faire l’expérience dans l’obscurité en plongeant son tube de Crookes dans un caisson opaque. Le résultat est identique à la situation normale. Röntgen place ensuite différents objets de différentes densités entre l’anode et l’écran fluorescent, et en déduit que le rayonnement traverse la matière d’autant plus facilement que celle-ci est peu dense et peu épaisse. Lorsqu’il place des objets métalliques entre le tube et une plaque photographique, il parvient à visualiser l’ombre de l’objet sur le négatif. Röntgen en déduit que les rayons sont produits dans la direction des électrons du tube et que ce rayonnement est invisible et très pénétrant. Faute de trouver une dénomination adéquate, Röntgen les baptise ”rayons X”.

 

Propos recueillis par Jolga Luvundisakio

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