Tentative d’extraction de Diomi de Makala Les avocats dénoncent le comportement malveillant des agents de sécurité

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Les avocats conseil de Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne, ont dénoncé la tentative d’extraction de leur client de sa cellule de la prison centrale de Makala. Cette information a été révélée par l’Association pour l’accès à la justice, une organisation non gouvernementale de défense des droits de l’Homme (ACAJ), au cours d’un point de presse organisé mercredi 8 avril à son siège de la commune de la Gombe. L’ACAJ a rapporté que selon un document en sa possession, les agents de sécurité se sont présentés dans la cellule de Diomi dans le but de le délocaliser de cet établissement pénitentiaire pour l’amener sous d’autres cieux. Après avoir été immédiatement alertés, ses avocats conseil n’ont pas mis du temps et se sont opposés de manière énergique pour empêcher ce mouvement qui, selon eux, était dépourvu de raison officielle. L’ACAJ a indiqué que suite à l’intervention de ces avocats, Me Patrick, l’un d’eux, a été détenu pendant une heure pour la simple raison qu’il a fait obstruction à ces agents. Georges Kapiamba, président de cette association, a souligné que ce comportement constitue purement et simplement une tentative d’enlèvement de ce prisonnier politique alors qu’il est sérieusement malade. Il a argué que c’est aussi une manière de chercher à l’éloigner de sa famille pour empirer sa condition sanitaire. Protestant contre ce traitement dégradant à l’endroit de l’auxiliaire de justice qui était détenu, l’ACAJ invite le gouvernement de veiller à ce que les avocats s’entretiennent en toute liberté avec toute personne se trouvant en détention de manière à l’assister au regard des instruments juridiques nationaux et internationaux.
Enquête indépendante
Suite à cette extraction manquée, cette ONG des droits de l’Homme a martelé qu’une enquête indépendante devra être diligentée dans le but d’identifier tous les agents de sécurité qui ont brutalisé, malmené, menacé et détenu Me Patrick Mutombo dans l’exercice de sa profession. Il faut dire qu’au cours de ce point de presse, Kapiamba a décrié les circonstances ayant entouré l’arrestation du président national de la Démocratie chrétienne. Une arrestation, selon elle, émaillée d’une brutalité caractérisée par une dizaine de policiers armés jusqu’aux dents. ‘’Au terme d’un procès scélérat, non équitable décrié par ses avocats, l’élu de Kinshasa a été jeté à la prison centrale de Makala. Malade et ne bénéficiant d’aucune assistance médicale, Diomi est dans un état qui se dégrade du jour au lendemain’’, a souligné l’ACAJ. Les membres de l’ACAJ ont également déploré le fait que Diomi soit condamné à 10 ans de prison alors qu’il réclamait la vérité des urnes lors de la présidentielle de 2011. Il avait également créé la plateforme dénommée ‘‘majorité présidentielle populaire’’ pour venir au soutien à Etienne Tshisekedi. Depuis, il fait l’objet d’un harcèlement politico juridique’’, a laissé entendre Me Georges Kapiamba. Selon lui, l’union interparlementaire qui suit ce cas depuis 2002, s’est déjà exprimé à maintes reprises dans ses résolutions concernant les droits des parlementaires de la RDC. Amnesty international et Human Right Watch se sont, à leur tour, exprimés dans leurs rapports sur la répression politique en RDC. Kapiamba a également tenu à préciser qu’en date du 14 février, l’ACAJ avait adressé une le lettre au Premier ministre demandant la libération de Diomi Ndongala ainsi que de tous les prisonniers politiques. Il convient de noter que cela fait déjà deux ans jour pour jour depuis qu’Eugène Diomi Ndongala est détenu à la prison centrale de Makala pour viol sur mineures.
N.K.K

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*