Thomas Lokondo entend suivre la procédure jusqu’au bout

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Henry Thomas Lokondo, député de la majorité présidentielle, a entamé l’opération de la récolte des signatures auprès de ses collègues pour aboutir à une motion de censure contre le premier ministre Bruno Tshibala, en vue de le contraindre à la démission.

La procédure de la motion de censure initiée à l’encontre du premier ministre, est consécutive au dépôt tardif du projet de loi des Finances exercice 2018 devant le Bureau de l’Assemblée nationale.

Selon Lokondo, bien que le rapport de la commission ad hoc constitué pour examiner le dépôt tardif du projet de loi de finances exercice 2018, soit jugé recevable au cours de la plénière, cela ne l’empêche nullement à poursuivre sa procédure déjà entamée. ‘’ Je dois faire aboutir la procédure jusqu’au bout. Je ne peux pas m’arrêter en si bon chemin pour éviter le discours d’être traité de corrompu. Même si je ne suis pas en mesure de recueillir les 125 signatures, néanmoins, j’aurai fait aboutir la procédure ‘’, a martelé Thomas Lokondo. Plusieurs députés de la majorité encouragent Lokondo dans cette démarche. Ils ont également promis de le soutenir jusqu’au bout de sa démarche afin que celle-ci aboutisse. Lokondo Yoka entend récolter 125 signatures auprès des élus nationaux. Ce nombre des signatures permettra à la motion d’être recevable. Pour l’heure, le député de la MP a déjà recueilli environ 86 signatures auprès de ses pairs. Selon lui, cela constitue un  signe d’aboutissement de sa mission.

Cet élu tient mordicus à suivre la procédure jusqu’au bout.

Tshibala devant ses responsabilités

Le député Lokondo avait suggéré que le premier ministre puisse prendre ses responsabilités et démissionner par élégance, compte tenu des aveux qu’il avait personnellement prononcés sur le dépôt tardif de son projet de loi de budget exercice 2018. Ce représentant du peuple pense que c’est une question de responsabilité et  républicaine. Il a promis d’user des mécanismes appropriés pour faire une motion de censure.

L’élu de Mbandaka a fait remarquer que la plénière a siégé pour examiner le rapport à adresser personnellement au président de la république et non au gouvernement comme a conclu le président de l’Assemblée nationale.

Pour rappel, Bruno Tshibala était interpellé lors de la plénière du mercredi 22 novembre à l’Assemblée nationale suite au dépôt tardif du dépôt du projet  de budget exercice 2018. A cet effet, les députés lui avaient accordé 72 heures pour démissionner. A l’opposition, on estimait que cette action est une initiative à soutenir. Ainsi, il n’était pas question de contrer cette démarche par une motion incidentielle.

 

Une commission ad hoc constituée

Une commission ad hoc a été constituée pour dresser le rapport sur le dépôt tardif du projet de loi de Finances. Par ailleurs, la démarche entreprise par Lokondo a été remise en cause par certains députés par le fait qu’elle aurait heurté l’article 126 de la Constitution. De son côté, le député de l’opposition Toussaint Alonga, a précisé que le verbe heurter utilisait par ladite commission, n’avait pas sa raison d’être. Car, cela signifie viole. Selon lui, les propos de Lokondo n’ont pas violé l’article 126 étant attendu que le premier ministre a reconnu lui-même avoir violé les dispositions de la Constitution et de la loi sur les finances brandies. Pourtant, Lokondo a fait allusion à la conscience d’un homme politique.

Pour le député Ekombe, Lokondo aurait enfreint cette disposition s’il avait dit que le gouvernement est réputé démissionnaire, mais il a plutôt conseillé le premier ministre. La commission ad hoc devait appeler le gouvernement au respect de la Constitution et au respect des lois quant au délai de dépôt de projet de loi de finances, au besoin réserver des sanctions rigoureuses pour décourager ces genres des comportements. Pour le député Nsaman Olutu, président de la commission ad hoc, ces recommandations de Lokondo, heurtent les dispositions de l’article de la Constitution. Il faut dire en définitif que le Bureau de la chambre basse du Parlement n’a pas retenu l’idée de démission du premier ministre.

Bras de fer entre Minaku et Lokondo

‘’ Comment devant tout le monde, il me demande d’être poli. Alors, celui qui est impoli. En dépit de tout, il est d’abord député avant d’être président. Il ne peut pas dire à son collègue d’être poli. C’est comme si il était plus poli que moi. Moi je suis bien éduqué ‘’, s’est indigné le député Lokondo des propos tenus par Aubin Minaku, après avoir refusé de lui accorder le droit de réponse pour réagir aux propos énervant tenus conte lui par certains députés lors de leurs interventions sur l’interpellation du premier ministre.

Lokondo a martelé qu’Aubin Minaku a usé de son influence et de son argent à gauche et à droite pour arrêter la motion de censure qu’il a mise en place. Par ses propos, Lokondo a souligné que Minaku a préparé des gens pour s’en prendre à sa personne, pourtant il n’a fait qu’user de son droit parlementaire.

Pour sommer Lokondo, Minaku lui brandira son ancienne casquette d’ancien magistrat comme pour dire qu’il était un homme d’Etat depuis belle lurette. Et Lokondo à son tour de lâcher ‘’J’étais un homme d’Etat avant lui, ayant participé à trois gouvernement, en l’occurrence Birindwa, Kengo I et II et celui de Likulia, pendant que lui était encore aux études.

‘’ Minaku a tué l’Assemblée nationale avec ces genres de comportements. Il ne se comporte pas comme le président de l’Assemblée nationale, mais comme un partisan dans la mesure où un homme d’Etat ne peut être partisan’’, a articulé Henry Lokondo.

Le conflit entre les deux personnalités n’honore pas l’hémicycle. Les deux sont sensés se souvenir qu’ils sont appelés Honorables.

Nico Kassanda

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