Un milliard dans un billard

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Belle rime que ce titre de film d’anthologie des années 1980’s qui raconte l’histoire d’un groupe de jouisseurs qui veulent profiter d’un butin de vol auquel ils n’ont pas pris part. ‘‘Un million pour une session’’, belle rime qui pourrait titrer un film en cours d’action qui traduit la facture de l’organisation d’une session doublement extraordinaire au Sénat, un trop perçu historique pour une session record en termes de durée : 19 minutes. Si c’était des Congolais lambda, on parlerait de vol. Pour les autres, ceux pour qui l’argent du contribuable peut être utilisé à leur gré, on pouvait évoquer pudiquement un détournement. Mais qui a les moyens de qualifier cet acte dans un pays où la clameur publique n’émeut même pas la justice ! Un million pour 19 minutes de session extra-extraordinaire, même en Russie ou en Corée du Nord où personne ne peut lever le petit doigt pour contester, on n’a jamais battu pareil record. Tout cela pour avaliser un glissement dont les premiers bénéficiaires ne sont autres que les sénateurs qui en ont déjà consommé près de 8 ans. Fin politicien et ‘‘opposant au double jeu’’ selon ses pourfendeurs, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a roulé le pouvoir dans la farine à l’issue des Concertations nationales. Ces assises ont accouché, près de 14 mois de grossesse après, d’un Gouvernement dont l’ancien Premier Commissaire d’Etat de Mobutu a été le grand bénéficiaire, casant copains et coquins à des postes clés. Pour sauver sa face et justifier son efficacité, le prix à payer équivalait à un million en dollars américains en espèces sonnantes et trébuchantes. A partager entre 62 Sénateurs. Pauvres Congolais qui ne savent même plus ce qui se dit et se fait en leur nom.

Batu’a Mikuse Makambo

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