Une bande dessinée en faveur de l’hygiène alimentaire

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‘‘Hygiène alimentaire de nos aliments’’, c’est le titre de la nouvelle bande dessinée lancée sur le marché du livre à Kinshasa. Publié en format A 5, cette œuvre littéraire du bédéiste Dan Bomboko vient sensibiliser les Congolais sur l’hygiène alimentaire. Pour passer le message, l’auteur a fait recours à une langue facile à comprendre pour toutes les couches sociales.
Le lancement de ce document est une restitution des connaissances apprises au Canada dans ce domaine de l’art. Il veut ainsi mettre en garde la population sur l’hygiène alimentaire. Avec des caricatures expressives, l’auteur fait découvrir aux curieux de la lecture les mentalités face à l’hygiène alimentaire, mais aussi les mesures de l’autorité publique.
La publication de cet ouvrage intervient quelques années après la tenue en juin 2007 à Kinshasa du symposium sur l’hygiène et l’insalubrité des aliments. Dan Bomboko a bénéficié d’un stage de formation d’un mois au Québec au Canada sur l’hygiène et la conservation des aliments.

Constat malheureux
Des gargotes et des restaurants de fortune poussent comme des champignons à Kinshasa. Dans tous les coins de la capitale, des aliments sont vendus sans tenir compte des conditions hygiéniques. C’est une image désolante que la mégapole située au cœur de l’Afrique présente. Des maniocs, patates douces, gaufres, cacahuètes, pains, beignets, poulets, croupion de dinde et autres aliments sont souvent exposés à même le sol. Sur la Place Victoire, le jour comme le soir des morceaux de viande de vache grillés se vendent comme de petits pains et font bonnes recettes malgré la poussière qui couvre les lieux de vente. Non loin de là, au croisement des avenues Kasa-Vubu et Sport, la situation est pire. Immondices et aliments font bon ménage. Divers aliments sont proposés aux passants pour atténuer la faim. Des beignets, des saucisses grillées, des tartines d’avocats, des maniocs et patates cuits sont exposés de manière à attirer d’éventuels acheteurs. Ils sont prédisposés à bien absorber les microbes et à transmettre des maladies infectieuses. Des taxis-bus et autres véhicules contribuent à soulever la poussière qui couvre les aliments exposés sans aucune mesure de sécurité. Dans certains coins de la ville, on aperçoit des aliments placés le long des caniveaux dans lesquels coulent toutes sortes d’immondices dégageant une odeur nauséabonde. ‘‘Cette manière de vendre que vous trouverez un peu partout dans la ville, est une façon pour nous d’attirer les acheteurs parce de loin déjà, ils peuvent être convaincus que la nourriture est de bonne qualité et s’approcher pour acheter’’, s’est justifié un vendeur des cabris sur la Place Victoire.

L’inconscience par-dessus tout

Le scénario est le même pour les vendeurs ambulants. Ils sillonnent les artères avec des récipients contenant du pain ou d’autres aliments non couverts. A longueur des journées, ils font d’incessantes navettes entre le centre des affaires et la cité. Ils traînent avec eux des mouches qui cherchent à se poser sur les aliments en vente et qui sont vecteurs de plusieurs microbes. ‘‘ Chaque fois que j’essaie de couvrir mes marchandises, mes recettes en pâtissent et s’amenuisent, car les passants pensent que les pains ne sont pas à vendre’’, nous a révélé un vendeur ambulant sur l’avenue du Commerce. Plus grave encore, des acheteurs à la recherche du pain de bonne qualité, se permettent de faire un tri minutieux. Peu importe l’état de mains de l’acheteur, sale ou propre, il effectue son trie sous le regard impuissant du vendeur. Pour plusieurs vendeurs qui parcourent la ville, les pains ne sont souvent emballés que quand ils perdent leur première qualité après avoir été exposé à l’air libre durant plusieurs heures. ‘‘Nous les plaçons dans les sachets pour qu’ils ne deviennent pas secs’’, a indiqué un vendeur œuvrant au marché Central.

L’ignorance qui mène aux maladies

Non informés sur les diverses maladies qui peuvent être contractées en consommant ces aliments, les kinois s’en procurent comme des petits pains sous l’œil impuissant de l’autorité urbaine. Conscients de cette situation, bon nombre des Kinois ont jugé de ne plus en parler, car depuis plusieurs années, des voix se sont levées pour dénoncer toutes ces pratiques, mais en vain. Dépourvus des moyens suffisants pour s’approvisionner dans des alimentions et autres grandes surfaces où les conditions hygiéniques des aliments sont respectées, certains kinois inaccoutumés de la malpropreté se trouvent dans l’obligation de subir les conséquences néfastes. Cette situation inquiétante qui poursuit son bon chemin, est pourtant à l’origine de plusieurs maladies décriées par les professionnels de la santé. Parmi elles, on cite la diarrhée, la fièvre typhoïde ou maladie des mains sales ainsi que d’autres pathologies fréquentes causant des pertes en vies humaines à Kinshasa. Face à cette situation déplorable, certains observateurs interpellent l’autorité sur la nécessité de la réhabilitation de la brigade d’hygiène qui avait, autre fois, le rôle d’assainir la ville. Cette structure d’hygiène combien importante pour une mégapole comme Kinshasa n’existe plus que de nom. Avec un personnel en âge très avancé et dépourvu d’équipement et des moyens financiers suffisants, cette brigade mérite d’être remise en scelle. Car, elle avait pour rôle de contrôler et de maintenir la ville dans un état de propreté.
Muyar

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1 commentaire

  • ghislain

    Merci mon cher pour cette publication. J’aspire à un poste sous la houlette de la thématique au sein de la province du Nord-Kivu. Mais je sais que la situation est encore plus pire ici à Goma que c’est que vous veniez de développer là bas. Je pense vous faire les résultats de ma première analyse dès je signe mon contrat avec la Division Provinciale de la Santé du Nord-Kivu à Goma
    Ghislain KAKULE KAVUNGA
    Licencié en Santé et Développement Communautaires
    +243993450308
    +243851828029

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