Une élection sur fond de contestation

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Deux évènements majeurs seront sur la sellette le samedi 26 mars. L’un sportif (la rencontre des Léopards contre les PalancasNegras d’Angola) et l’autre politique : l’élection des gouverneurs de 21 nouvelles provinces dont la campagne électorale a pris fin jeudi 23 mars. Le rapporteur de la Ceni, Jean-Pierre Kalamba a révélé que sur les 97 dossiers de candidatures reçus, 21 ont été déclarés irrecevables.

Goût d’illégalité
L’élection des gouverneurs va se dérouler dans un environnement particulier. Car, ce sont les députés provinciaux hors mandat qui sont censés élire les gouverneurs. Sur ce, il y a lieu de s’interroger sur la légitimité de ces gouverneurs.

Deux poids, deux mesures
L’an passé, le Chef de l’Etat a procédé à la nomination des commissaires provinciaux (et leurs adjoints) de nouvelles provinces démembrées consécutivement à un arrêt de la Cour constitutionnelle. Une certaine opinion a crié à l’illégalité. Cette dernière a estimé que cette démarche était une violation de la Constitution, arguant que lesdits commissaires faisant office des gouverneurs des provinces ne peuvent être qu’élus. A l’annonce des élections des gouverneurs de provinces par la CENI, cette même opinion a salué le retour à la légalité.
Ainsi, la bataille est lancée. Place au dépôt des candidatures qui s’en est suivie de la validation des candidatures par la centrale électorale. Jacques Djoli, sénateur MLC et ancien vice-président de la CENI dans l’équipe de NgoyMulunda de 2011 à 2013 postule à l’instar d’autres personnalités. Après examen, la CENI invalide sa candidature. Raison évoquée, avant d’entrer en fonction, chaque membre de la CENI prête notamment le serment solennel de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et l’impartialité de la Commission électorale nationale indépendante en vertu de l’article 20 de la loi organique de la Ceni.
Mais, Jacques Djoli arétorqué en s’appuyant sur l’article 19 de la même loi. Cette disposition stipule qu’aucun membre de la Ceni ne peut, au cours de son mandat, être candidat à une élection. Or, n’étant plus sous un mandat de la Ceni, Jacques Djoli s’estime non soumis au serment. C’est pourquoi, le sénateur rejette le grief d’incompatibilité évoquée par la Ceni. Et pourtant, l’ex président de la Ceni, NgoyMulunda, dans la même situation, a vu sa candidature validée. Pourquoi ? Seule, la Ceni en connait les raisons. Ce dont, nous sommes sûr, la loi est impersonnelle.
Certains candidats indépendants se plaignent
Sur les 97 dossiers de candidature reçus, 21 ont été déclarés irrecevables. Le rapporteur de la Ceni a expliqué que certains candidats ont déposé des dossiers en concurrence avec ceux émanant de la Majorité présidentielle dont ils sont pourtant membres. ‘’ Ils ont été élus lors des consultations électorales précédentes à titre des députés nationaux ou provinciaux, sénateurs, gouverneurs sur la liste de la majorité présidentielle. Sur cette base, ils ne peuvent se présenter en candidats indépendants’’, a argumenté Jean-Pierre Kalamba. C’est pourquoi, la majorité avait demandé le retrait des 69 candidatures de ses membres. Elle accusait ces candidats d’indiscipline pour n’avoir pas reçu le quitus avant de postuler. Curieusement, certains ont été invalidés et d’autres ne l’étaient pas.

Joseph NsingaUdjuu invalidé
Certes, des candidatures ont été invalidées. Mais celle de Joseph NsingaUdjuu étonne plus d’une personne. Le dossier de candidature du président de l’Union chrétienne pour le Renouveau et la Justice( UCRJ) n’a été déclaré ni recevable ni irrécevable. Son dossier aurait simplement disparu entre la réception et la plénière de la Ceni. Selon lui, la disparition de son dossier de candidature constitue un acte de ‘’ terrorisme politique’’. Il dénonce aussi les injonctions de sa famille politique. Joseph Nsinga avait postulé comme candidat gouverneur de la province du Maindombe.

Kyungu dénonce des ‘’doublons’’
Commentant la liste des candidats, le coordonnateur du G7 dans le Haut-Katanga, Gabriel KyunguwaKumwanza dénonce la présence sur cette liste des candidats dont les partis sont les ‘’doublons’’ des formations politiques du G7. L’ancien gouverneur du Katanga cite le candidat vice-gouverneur de la province du Tanganyika qui n’est autre qu’un ‘’doublon’’ de l’Unafec, son cher parti. Et pourtant, la loi sur les partis politiques n’autorise pas les doublons. C’est ici l’occasion pour interpeller l’autorité qui délivre les agréments.

Duel entre majorité et pouvoir
Majorité et pouvoir vont devoir s’affronter au cours des élections des gouverneurs du samedi 26 mars. Le duel au sommet aura lieu dans la province du Tanganyika entre Richard NgoieKitangala, candidat de la majorité et Christian Mwando, candidat de l’Opposition et plus spécialement du G7. Richard Ngoie fait office de gouverneur sortant en sa qualité de commissaire spécial du Tanganyika. Une fois élu, Christian Mwando promet de former un gouvernement de cohésion et d’union nationale. Son ambition est de hisser le Tanganyika dans un délai assez court parmi les provinces les plus performantes et les plus organisées de la République.
En somme, la Ceni est appelée à garantir la transparence, la neutralité et l’impartialité lors du scrutin.
Jean-Marie Mawete

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