Vers une reconfiguration de la classe politique en RDC

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Les élections constituent un moment fort dans une démocratie surtout quand elle est encore jeune à l’instar de la démocratie Congolaise. Non seulement, mes élections confèrent la légitimité aux gouvernants mais aussi elles permettent la configuration de la classe politique autour de deux camps : la Majorité et l’Opposition.
Ainsi, à l’issue des dernières élections de 2011, nous avons assisté à la configuration de la classe politique : d’un côté, la Majorité de coalition avec le PPRD, le MSR, le PALU, l’UNADEF, l’ACO, le PDC et les autres et de l’autre côté l’Opposition avec l’UDPS, le MLC, l’UNC, l’ECIDE et les autres.
La fin du mandat pointant à l’horizon (décembre 2016), les acteurs politiques sont devenus très bouillants qu’il s’agisse de la Majorité et de l’Opposition. La plupart d’entre eux ne jurent que par le respect de la constitution. C’est le cas récemment du G7, ce groupe de sept partis frondeurs dont le MSR de Pierre Lumbi, l’ARC d’Olivier Kamitatu Etsu, l’UNADEF de Gabriel Kyungu, le PDC de José Endundo Bononge , de l’ACO de Dany Banza Maloba et les autres ont écrit à trois reprises au Chef de l’Etat l’exhortant principalement au respect de la constitution . La sanction ne s’est pas faite attendre : c’est l’autoexlusion des frondeurs avec comme corollaire les démissions en cascade.
Le divorce consommé, les partis frondeurs doivent en principe rejoindre l’Opposition en attendant leur prise de position officielle. Déjà, le MSR a annoncé officiellement son ralliement à l ’Opposition.
Fissuration également chez les frondeurs. Tous les membres n’ont pas suivi aveuglement le mouvement de leurs autorités morales.
A cela, il faut ajouter les illustres personnalités de la MP qui ont fait défection depuis ledit quinquennat : la double démission de Moise Katumbi( du PPRD et du gouvernement provincial) et de Francis Kalombo. En remontant plus loin dans le passé, l’on peut aussi Vital Kamerhe, Jean-Bertrand Ewanga, André Claudel Lubaya, Jean-Marie Bamporiki,… Sans pour autant évoquer le cas d’Adolphe Muzito, suspendu du PALU pour ses fameuses tribunes. L’ex premier ministre ne se lasse pas . Il continue et passe à l’Université populaire . Est-il de la Majorité ou de l’Opposition ?
Tout compte fait, tous ces chambardements changent la configuration de la classe politique congolaise en même temps que celles des institutions.
Jean-Marie Mawete

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