Xénophobie, le peuple Zulu crache sur la mémoire de Lucky Dube

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‘‘Ce ne sont pas tous les hommes noirs qui sont mes frères. Ce ne sont pas tous les hommes blancs qui sont mes ennemis’’, cette pensée de Lucky Dube interprétée dans la chanson ‘‘My brother my enemy’’ vient de se confirmer en Afrique du Sud.
Aujourd’hui, 7 ans après la mort de la star de la musique reggae africain, le peuple de l’Afrique du Sud pour qui, il chantait et emballait par ses divers thèmes, s’enfonce dans une xénophobie qui a alerté au plus haut point le monde entier. D’un continent à un autre, tout le monde en parle avec pincement au cœur. La terre de Nelson Mandela a décidé de vomir ses semblables. Les descendants du plus grand moraliste du continent noir ont décidé de ne plus vivre avec les peuples noirs venus d’ailleurs. Les médias et réseaux sociaux n’ont pas hésité d’en faire échos. Des images terrifiantes et hallucinantes en provenance de l’Afrique du Sud ont été propagées de partout à travers divers pays. La mauvaise nouvelle en provenance du pays de Tata Madiba a secoué la RDC avec la mort d’un congolais à qui, quelques Zulu ont décidé d’ôter la vie de manière la plus atroce. Non autrement identifié, ce congolais a été brulé vif par des jeunes sud africains alors qu’il assurait la garde devant une boite de nuit à Durban. A cause d’une altercation entre ce groupe de jeunes sud africains, ce congolais a assisté impuissamment à sa mort. Il a été aspergé de l’essence, puis brulé vif avant qu’il ne rende l’âme.
Après cet acte ignoble contre un congolais de la part des sud africains, d’autres s’en sont suivis dans les quartiers de Durban, Johannesburg…. Des zimbabwéens poignardés, des Djiboutiens brûlés et plusieurs commerçants étrangers renvoyés dans la clandestinité contre la volonté de Nelson Mandela et du chanteur Lucky Dube.
Artiste engagé et visionnaire, Lucky avait tout dit de son vivant. D’ailleurs, il aurait été en vie, il aurait chanté contre son propre peuple qui s’est lancé dans la xénophobie depuis plus d’un mois. Aimé des peuples sud africains et du continent noir de part ces chansons, ce reggae man africain s’est engagé de son vivant à chanter contre l’apartheid, l’injustice sociale, le racisme et plusieurs autres maux qui rongent l’humanité.
Né le 3 août 1964 à Ermelo, en Afrique du Sud, Philip Lucky Dube est décédé le 18 octobre 2007 à Rosettenville. Il a été abattu le 18 Octobre 2007 par des hommes armés alors qu’il était en train de déposer ses deux enfants chez leur oncle à Rossettenville, banlieue sud de Johannesburg. Subitement, ces malfaiteurs se sont approchés pour tenter de voler son véhicule. Touché par balles, il serait mort sur le coup.
Encore enfant, il forme un ensemble musical dénommé ‘‘The Skyway Band’’. A l’âge de 18 ans, il rejoint le groupe de son cousin ‘‘The Love Brothers’’. Son premier album ‘‘Lengane Ngeyethu’’ est sorti en 1981. Parmis ses oeuvres à succès, on cite ‘‘Let Jah be praised’’, ‘‘Together as one’’, ‘‘Slave’’ (1987), ‘‘Prisoner’’ (1990), ‘‘Peace Perfect peace’’, ‘‘Reggae strong’’, ‘‘Remember me’’, ‘‘My brother my enemy’’, ‘‘Respect’’, ‘‘The one’’.
Pour beaucoup de mélomanes, Lucky Dube était plus qu’un chanteur car, il a su enseigner les amoureux de la musique reggae sur plusieurs notions sociales, notamment éducation, patriotisme, amour et autres. Donneur des leçons, il a interpellé les africains à enseigner le monde sur sa nation, son peuple et autres. ‘‘Il faut un million de personnes pour construire une bonne réputation, mais il faut juste un stupide imbécile pour détruire tout ce qu’ils ont fait le monde’’, a-t-il dit dans ‘‘teach the world’’.
Munor Kabondo

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