L’AS Vita Club traverse l’un des pires passages à vide de son histoire récente. Le club vert et noir a concédé un nouveau match nul (0-0) ce lundi 16 juin face à Sanga Balende, au Stade des Martyrs, portant à 10, le nombre de matchs consécutifs sans victoire toutes compétitions confondues.
Autrefois redouté pour son jeu conquérant et sa régularité au sommet du championnat national, le club Kinois, membre traditionnel du trio de tête congolais aux côtés du TP Mazembe et du DCMP, semble aujourd’hui englouti dans une spirale négative qui inquiète autant les supporteurs que les observateurs du football national.
Saison sombre
Avec une attaque en panne, une défense fébrile, et un moral au plus bas, l’équipe peine à produire du jeu. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : aucune victoire en 10 rencontres, une élimination prématurée dans les compétitions interclubs, et une place en championnat loin des standards habituels.
Le nul vierge face à Sanga Balende, pourtant prenable, n’a fait que confirmer l’état de déliquescence du team vert et noir. Plus qu’un simple passage à vide, il s’agit d’une crise de confiance et d’identité qui touche tous les compartiments du club.
Le départ d’Amadou Diaby, symbole du malaise ?
Dans ce contexte tendu, la démission d’Amadou Diaby, président de Vita Club depuis 2025, a accentué les doutes. Officiellement motivée par des “raisons personnelles”, sa décision est pour beaucoup l’aboutissement de profonds désaccords internes et d’une gestion critiquée par certains cadres et supporteurs.
Sous sa direction, le club avait pourtant amorcé un projet ambitieux de modernisation de la gestion, mais les résultats sportifs n’ont pas suivi. Son départ, même s’il n’a pas encore été formalisé par le conseil d’administration, alimente les rumeurs et renforce le climat d’instabilité autour du club.
Un avenir flou
Les fans, fidèles et passionnés, expriment de plus en plus leur frustration. Entre banderoles, messages sur les réseaux sociaux et absence remarquée dans les gradins, le lien entre le club et sa base populaire se fragilise dangereusement.
Que reste-t-il de la grande AS Vita Club ? L’équipe qui faisait vibrer les stades et imposait le respect sur le continent africain semble aujourd’hui chercher son souffle, son identité… et une issue à la crise.
La fin de saison s’annonce compliquée. À moins d’un sursaut collectif ou d’un changement profond dans la gestion technique et administrative, Vita Club risque de rater non seulement les places africaines, mais aussi de voir son aura sportive durablement ternie.
Ephra Kimuana













