Le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a fait état des dernières avancées dans la lutte contre le Monkeypox en RDC lors d’un briefing hebdomadaire dirigé par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.
Le sujet de cette rencontre était « Point sur la riposte structurée contre le Monkeypox en République Démocratique du Congo. » Dans son discours d’introduction, le ministre a évoqué les stratégies mises en place pour faire face à la maladie, tout en fournissant des chiffres alarmants sur les pertes humaines, tout en soulignant quelques éléments encourageants.
Cependant, cette présentation semble plus être un exercice de communication qu’une véritable transparence sur la gravité de la situation. Le ministre a insisté sur l’importance d’une approche coordonnée, affirmant : « Dès le départ, nous avons mis en place un suivi quotidien avec l’équipe de gestion dirigée par l’Institut National de Santé Publique.
De plus, nous tenons chaque semaine une réunion stratégique avec tous les partenaires pour assurer une information continue. Nos décisions ne sont pas seulement congolaises, mais tiennent compte des réalités scientifiques internationales. » Pourtant, derrière ces belles déclarations se cache une réalité préoccupante : la tendance à la hausse des cas.
Le ministre a ensuite expliqué les efforts déployés : « Nous recherchons activement tous les cas. Cela a nécessité le déploiement d’équipes sur le terrain, ce qui a pris du temps, mais nous atteignons désormais plus de 80 % de complétude. Tous les cas de maladies éruptives sont pris en considération. »
Cependant, comment peut-on se féliciter d’un taux de complétude de 80 % alors que plus de 42 000 cas suspects ont été signalés et que le pays a enregistré environ 1 130 morts depuis le début de l’année ? Cette approche semble plus réactive que proactive. Pour faire face à cette crise sanitaire, le ministre a présenté une riposte multisectorielle reposant sur cinq piliers :
« Nous avons opté pour une riposte multisectorielle. Cela inclut la surveillance, le laboratoire, la prise en charge, la protection contre les infections et la communication. » Bien que cette approche soit louable, il est crucial de se demander si elle est réellement mise en œuvre de manière efficace. Le ministre a également noté que « ce virus avec cette contamination sexuelle a montré une différence qui, au départ, a augmenté le nombre de cas. »
Cependant, cette affirmation soulève des questions sur la préparation et la réactivité des autorités face à l’évolution de la situation. Bien que le ministre de la Santé semble avoir des stratégies en place, il est impératif que ces efforts se traduisent par des résultats tangibles et une diminution significative des cas. La transparence et la responsabilité doivent primer dans cette lutte contre le Monkeypox, car la vie de milliers de Congolais en dépend.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













