Mardi 02 août, les congolais étaient réunis à la Place des Évolués dans la commune de la Gombe pour commémorer le GENO-COST (Génocide congolais). Maud Salomé Ekila, chargée de communication et plaidoyer du Docteur Denis Mukwege et militante du mouvement citoyen ” Urgence Panafricaniste” retrace l’importance de cette célébration.
Pour elle, beaucoup de gens ignorent plusieurs génocides : le colonialisme et le néocolonialisme. ” Depuis près de trois décennies, la RDC connaît des massacres à répétition, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, Bref, des actes faisant allusion au génocide.
Le 02 août rappelle le début de la deuxième guerre du Congo. Les Congolais ont été décimés systématiquement parce qu’ils sont congolais et vivent sur des territoires riches. C’est pourquoi, Maud Salomé Ekila parle du Génocide congolais pour des intérêts économiques. GENO-COST vise une prise de conscience des Congolais éparpillées et déconnectés de la situation qui prévaut à l’est et au Kasaï. ” Tous ensemble, les congolais doivent s’unir en vue de commémorer les morts” a-t-elle martelé. Tenez, la chargée de communication et plaidoyer du célèbre Docteur Denis Mukwege parle de plus de 10 millions de morts tout en reconnaissant qu’il est difficile d’avoir des statistiques exactes considérant la complexité du conflit. Quelques dates importantes 29 août : massacre de Kasika au cours duquel les bébés ont été jetés dans des latrines, 1000 personnes ont perdu la vie, des femmes enterrées vivantes.
Sans oublier la date du 16 août. Plaidoyer En marge de cette commémoration, plusieurs personnalités congolaises mènent un plaidoyer et un lobbying pour l’application du fameux Rapport Mapping et l’installation d’un Tribunal pénal international pour la RDC en vue de juger les présumés auteurs des exactions commises sur le territoire congolais. C’est le cas du Prix Nobel de la Paix le Docteur Denis Mukwege, Martin Fayulu et bien d’autres.
Theresia Longa Longa













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