Mardi 28 janvier 2025, à New-York, la ministre d’État des Affaires étrangères de la RDC Thérèse Kayikwamba a appelé à une action immédiate et ferme de la part du Conseil, accusant le Rwanda de “déclarer la guerre” à son pays. Lors d’une intervention poignante, elle a, dénoncé avec véhémence l’agression rwandaise.
La cheffe de la diplomatie Congolaise, a d’abord salué l’engagement de la Présidence algérienne du conseil, le sacrifice ultime consenti au cours de deux dernières quarante-huit heures par les soldats de la paix de la MONUSCO et de la SAMIDRC en RDC. Elle a également rendu hommage au courage et à la résilience des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’à la mémoire des populations civiles congolaises, victimes de l’assaut impitoyable du Rwanda. Dans son discours, Thérèse Kayikwamba a énuméré cinq demandes urgentes au Conseil de sécurité. Il s’agit donc :
1. Le retrait immédiat des troupes rwandaises et la cessation des hostilités.
2. La mise en place de sanctions ciblées contre la chaîne de commandement des RDF et les décideurs politiques rwandais.
3. L’imposition d’un embargo sur les ressources naturelles déclarées comme rwandaises, en particulier le coltan et l’or.
4. La révocation du Rwanda en tant que contributeur de troupes aux Nations-Unies.
5. La transparence totale sur les transferts d’armes au Rwanda.
La ministre a insisté sur le fait que “on ne peut être à la fois agresseur et prétendre jouer un rôle dans la promotion de la paix”. Elle a également appelé à l’arrêt immédiat des transferts d’armes vers le Rwanda pour empêcher qu’ils “continuent à alimenter la violence et l’instabilité”. Dans une situation qui semble être catastrophique pour la RDC, la Ministre d’État s’est interrogée lors de ce conseil. « Jusqu’à quand le Rwanda continuera-t-il d’abuser à votre respect et votre autorité ? Quel instrument international doit-il encore violé pour que ce conseil prenne enfin les mesures nécessaires contre Kigali ? » a interrogé soulignant que « le Rwanda a prouvé que vos déclarations que ne lui importent guère. Le cessez-le-feu du 04 août n’a été pour lui, qu’une chimère, et le Rwanda s’est-il permis d’ignorer vos avertissements du 26 janvier 2025, allant jusqu’à bombarder des hôpitaux et des maisons dans la ville de Goma a-t-elle explicité.
Alors la situation en RDC suscite une inquiétude croissante au sein de la communauté internationale, la Ministre s’appuie sur ce conseil et attend une décision. « La vie de la population civile, privée des moyens de subsistance depuis maintenant quatre jours, à Goma, dépend des décisions que vous devez prendre aujourd’hui » a-t-elle poursuivi.
La RDC fait appel à l’action au risque de mettre le Conseil de sécurité face à un dilemme crucial de prendre des mesures décisives pour mettre fin à l’agression rwandaise.
« Le moment est venu pour ce conseil de démontrer son courage et engagement. L’histoire retiendra vos choix. Que cette assemblée soit le rempart de la justice et de la dignité humaine.» a conclu la Ministre d’État.
Ephra Kimuana













