Il est des vides qui résonnent plus fort que tous les bruits du monde. Le nôtre, depuis ce 30 septembre 2025, est peuplé d’un silence lourd, celui de ton absence. Wivine, notre chère Wivine, comment accepter que ta lumière terrestre se soit éteinte si tôt ? Comment imaginer un monde où ton rire ne résonne plus ?
Tu es née Wivine Marie-Laure Madiya Kabeya un 19 juin 1972, et dès ce jour, le monde a su qu’il accueillait une force de la nature. Une force douce, bienveillante, dont les rayons ont réchauffé tant de vies. Pour nous qui t’avons côtoyée, tu étais bien plus qu’un nom. Tu étais l’amie sur qui l’on pouvait compter les yeux fermés, celle dont la simple présence apaisait les tempêtes de l’âme.
Tu étais la sœur de cœur, celle avec qui les rires étaient plus francs et les soutiens inconditionnels. Tu étais la confidente au regard si profond, qui savait écouter au-delà des mots, deviner les maux cachés et offrir la parole juste, celle qui redonne courage. Ton nom, “Maman Wiva”, n’était pas qu’un simple qualificatif. C’était une reconnaissance, un titre que nous te décernions tous, car tu incarnais l’essence même du don de soi.
Tu étais cette personne merveilleusement serviable, celle dont les mains se tendaient avant même que la demande ne soit formulée. “Toujours prête pour les autres” n’est pas une simple phrase ; c’est le leitmotiv de toute ta vie, le fil d’or qui a tissé la toile de notre affection pour toi. Tu as été le pilier silencieux de tant d’entre nous, le rocher sur lequel nous nous appuyions.
Et aujourd’hui, la douce amertume de ton départ nous laisse avec une pensée qui nous hante et nous terrasse : t’imaginer dans l’au-delà reste la chose la plus inimaginable qui me soit arrivée. Mon esprit refuse de concevoir un univers où ton énergie, si vivante, si présente, existe sous une autre forme que celle que nous connaissions. C’est un vertige, un déchirement profond qui défie la raison.
Mais au-delà de cette douleur, il y a la gratitude. Une gratitude immense et éternelle pour le privilège de t’avoir connue, aimée et d’avoir été aimé en retour. Alors, aujourd’hui et pour toujours, nous faisons cette promesse, chère Maman Wiva : nous te célébrons. Nous célébrons ta beauté intérieure, ta générosité sans faille, ta joie communicative. Nous célébrons chaque souvenir, chaque moment de complicité, chaque éclat de rire partagé.
Et nous honorerons ton nom. Nous honorerons le nom de Wivine Marie-Laure Madiya Kabeya en perpétuant ton héritage d’amour et de bonté. En étant, à notre tour, un peu plus serviables, un peu plus à l’écoute, un peu plus présents pour ceux qui nous entourent. En portant en nous cette étincelle de toi qui ne s’éteindra jamais. Tu as rejoint la lumière des étoiles, mais ton reflet continue de briller dans nos cœurs.
Tu n’es pas partie ; tu as simplement pris de l’avance. Repose en paix, notre chère Madiya. Tu resteras à jamais notre sœur, notre amie, notre confidente, notre Maman Wiva. Le corps peut être brisé et l’esprit accablé, mais une parole d’amour gravée dans l’âme devient un phare dans la nuit la plus noire. On dit que les pierres précieuses ne peuvent être polies sans friction, ni l’homme perfectionné sans épreuves.
Je suis aujourd’hui le roc ébréché, mais poli à jamais par le diamant de tes mots. Éternellement dans nos cœurs.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













