À la suite de la signature de l’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République, a réagi publiquement en appelant à un véritable processus de paix fondé sur le dialogue national, la justice et la bonne gouvernance.
Dans une déclaration publiée sur ses canaux officiels, notamment sur X (ancien Twitter), l’ancien gouverneur du Katanga a salué la dynamique de paix tout en rappelant que la stabilité ne saurait se décréter par la force.
« Depuis des années, nous ne cessons d’affirmer que la paix véritable ne se construit ni avec les armes ni dans la violence, mais par le dialogue, la justice et la bonne gouvernance », a-t-il affirmé.
Moïse Katumbi a aussi saisi cette occasion pour pointer du doigt les dérives autoritaires observées ces dernières années en RDC.
« Cette guerre a trop servi de prétexte au régime pour museler l’opinion, persécuter les journalistes, l’opposition, procéder à des arrestations arbitraires et illégales. Que la fin de cette guerre nous ramène également un État démocratique », a-t-il déclaré, en référence aux atteintes aux libertés fondamentales sous couvert de l’état d’urgence sécuritaire.
L’opposant a également lancé un appel à l’unité nationale, en exhortant les Congolais à se rassembler autour d’un processus de réconciliation inclusif, avec l’appui des grandes confessions religieuses.
« Aux Congolais de se parler, de se réconcilier dans le cadre du dialogue inclusif de la CENCO-ECC pour rebâtir ensemble une nation juste, forte et solidaire », a-t-il déclaré.
Faisant allusion à la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et à l’Église du Christ au Congo (ECC), Katumbi réitère son soutien à un processus de médiation nationale piloté par des structures crédibles et respectées.
Enfin, tout en saluant l’accord signé à Washington entre Kigali et Kinshasa, Katumbi insiste sur le fait que la paix ne saurait être durable sans une réforme profonde de la gouvernance.
« C’est ce combat que nous avons toujours mené et que nous continuerons à porter avec conviction », conclut-il.
Ephra Kimuana













