Alors qu’elle rêvait devenir journaliste, le destin a décidé autrement. Et pourtant diplômée en Latin-Philo, Adja Tambwe s’est lancée en Coupe et couture.
Devenir journaliste, c’était mon rêve, mais hélas comme la mort ne prévient pas, elle décida de nous amputer notre cher père. Ainsi, tout a été chamboulé. Ne dit-on pas que l’homme propose, Dieu dispose. Comme pour dire que c’est Dieu qui est le véritable décideur.

L’appétit vient en mangeant
Après un moment, Adja a estimé que la coupe et couture pouvait lui permettre de subvenir à ses besoins. Devenir couturière n’était pas son lot, mais elle a été motivée par sa tendre mère, une ancienne couturière dans les années 60. Elle a reçu la bénédiction et la motivation de sa mère. C’est parti ainsi, après quelques temps de formation au centre d’apprentissage Saint Vincent de Paul au quartier 7 dans la commune de N’djili. Adja Tambwe a révélé que son tout premier revenu était 20 dollars américains par pièce. Au fur à mesure, elle monte comme toute femme battante et ambitieuse. Elle veut approfondir son travail afin d’avoir à fond de l’argent et d’être citée parmi les grandes couturières de ce pays. L’appétit vient en mangeant dit-on, cette jeune couturière ne regrette rien d’avoir choisi ce chemin. C’est une couturière prometteuse, puisqu’elle ne cesse de séduire plusieurs personnes qui ont l’habitude de solliciter ses services. Adja Tambwe a connu un début difficile, mais elle s’est adaptée en un laps de temps. Aujourd’hui, elle commence à se faire un nom dans son secteur d’activités. ‘‘La plupart de couturiers ont du mal à respecter leur parole, mais on préfère cette fille, parce qu’elle tient à sa parole et fait soigneusement son travail. C’est pourquoi, elle est beaucoup sollicitée au marché de la Liberté (Ndlr : le lieu de son activité), a témoigné un des clients potentiels.
Quid d’Adja Tambwe ?
Fervente catholique, Adja Tambwe est née à Kinshasa le 29 octobre 1995. Deuxième d’une famille de trois filles (Ndlr : ces deux sœurs Aline Mwila et Ami Tambwe), elle est le fruit de l’union de Papa Ali Luzayadio décédé et Maman Germaine Songela Kazikindi. Elle a fait ses études primaires à l’école primaire Kifuma et ses études humanitaires au Complexe scolaire féminin Elykia de N’djili où elle décrocha son diplôme d’état en Latin-Philo. Son plat préféré n’est autre que le fumbwa accompagné du poisson salé et un peu de safou. Rouge et bleu, sont ses couleurs de prédilection. Au regard de ses ambitions, Adja Tambwe mérite une attention soutenue des ONG et autres organisations de soutien. Plein succès chère couturière !
Jemira Mutono













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