Affaire Madame Okemba Kabatusuila contre Diawara Kany : un faux pas du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville

Madame Okemba, épouse du conseiller spécial du Président Denis Sassou, a initié une affaire devant le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville contre Madame Diawara Kany, agent de son complexe scolaire pour abus de confiance consistant à avoir détourné des fonds du complexe scolaire.

Cette affaire a été instruite le 30 janvier dernier et au cours de cette audience, Maître Banzani, avocat de Madame Okemba, a sollicité au nom de sa cliente, que l’affaire soit instruite à huis clos alors qu’aucune condition n’était remplie pour ce faire. Maître Sindani, avocat de l’accusée, et le Procureur de la République ont démontré qu’il n’y avait pas lieu au huis clos. Madame Okemba a ajouté qu’elle doit préserver la vie privée de son mari alors que cette affaire n’a rien avoir avec son mari. Mais le Tribunal a ordonné le huis clos sans motivation et a renvoyé l’affaire au 7 février prochain. Il y a risque que Madame Okemba use de sa position pour influencer négativement dans ce dossier et obtenir la condamnation sévère de l’accusée jetant ainsi l’opprobre sur le combat que son mari mène aux côtés du Président de la République pour l’établissement d’un État de droit.

Demande d’assistance

Dans une lettre adressée au Directeur exécutif de l’OCDH / Brazzaville, madame Diawara Kany, sollicite l’assistance juridique. Elle informe qu’elle est poursuivie sous RP1974/19 devant la troisième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Brazzaville pour abus de confiance et détenue à la maison d’arrêt de Brazzaville depuis juin 2019. Le conseil du dit complexe a curieusement sollicité que l’instruction de ma cause se déroule à huis clos au motif que madame OKEMBA née KABATUSWILA MUBENGAIE, promotrice du complexe scolaire entend respecter la vie privée de son mari et ne saura parler devant le public. Mon conseil et le ministère public ont expliqué que j’étais poursuivie pour abus de confiance. Cette infraction ne trouble ni l’ordre ni les mœurs. Dès lors il n’y a pas lieu à ordonner le huis clos. Curieusement, le tribunal sans motivation aucune n’a ordonné le huis clos. Elle craint que ce procès ne soit pas équitable et que le juge et mon employeur, entendent obtenir ma condamnation en violant le principe de la publicité des audiences. Voilà pourquoi, madame Diawara Kany  saisit l’OCDH / Brazzaville en vue d’obtenir la publicité de ce procès d’une part, et que celui -ci soit équitable d’autre part.

 

 

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