L’affaire Partouze au quartier GRAMALIC, dans la commune de Ngaliema est très loin d’être terminé. Après la réaction du ministre des Droits humains, la Police nationale Congolaise à son tour, annonce l’arrestation de quelques policiers impliqués dans cette histoire.
Cette information fait suite à un communiqué publié jeudi 13 avril 2023, dans lequel le commissariat provincial de la Police ville de Kinshasa annonce que 3 policiers ont été déjà appréhendés puis transférés au Parquet de Grande Instance de Gombe après mort d’homme survenue lors de «l’interpellation de certains marginaux ayant excellé dans le proxénétisme dans un bordel, situé au quartier GRAMALIC, dans la commune de Ngaliema».
Le général Sylvano Kasongo, signataire de ce communiqué, indique que ces agents de l’ordre sont tous du groupe de lutte contre la criminalité et stupéfiants.
“ À cet effet, l’OPJ instructeur, en la personne du commissaire supérieur Nzama Kayumba Victor, matricule 1195801963187 et l’officier de permanence commis en date de l’incident, le commissaire principal Bisimwa Mulashi Delphin, matricule 1196902603293 ainsi que le signataire de l’avis de recherche, en la personne du commissaire supérieur Mondja Matsingi Faustin, matricule 1196100071671 ; tous du groupe de lutte contre la criminalité et stupéfiants sont déjà mis aux arrêts quant à ce et transférés au Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe pour compétence. Dans le même cadre, les recherches sont intensifiées pour mettre la main sur tous les policiers enquêteurs impliqués dans ce dossier ” peut-on lire dans ce communiqué. Le numéro un de la Police de Kinshasa en profite pour dissiper la confusion sur le décès d’un homme répondant au nom de Gabby Bembi, chauffeur de la MONUSCO.
“ Au cours de cette interpellation, certaines bévues policières ont été observées dans la mesure où l’un des interpellés a piqué une crise en cours de route pendant qu’ils étaient acheminés à l’état-major du commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, dans la commune de la Gombe, où son décès fût constaté par l’infirmier de garde et le préposé de la police scientifique ”, précise le général Kasongo.
Rappelons que cette affaire n’a pas laissé de marbre le ministre des Droits humains, Albert Fabrice Puela. Ce membre du Gouvernement a, via un communiqué rendu public le 12 avril dernier, dénoncé les actes posés par les agents de l’ordre en signifiant qu’ils ont commis une grave violation des droits humains en publiant des images montrant la nudité des femmes.
Djodjo Mafuku













0 Comments