Une forte délégation du Conseil national de Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre et du processus électoral (CNSA) va séjourner aussi bien en Europe (France, Belgique, Suède, Allemagne) qu’aux Etats-Unis.
L’annonce a été faite personnellement par le Rapporteur de cette institution d’appui à la démocratie Valentin Vangi. L’objectif de ce périple est de lever partiellement ou totalement les sanctions qui pèsent sur plusieurs personnalités congolaises. A en croire le rapporteur, les visas pour le pays de l’Oncle Sam sont déjà délivrés.
L’UE justifie l’adoption des mesures restrictives (gel des avoirs et interdiction d’entrée et de séjour sur le territoire) à l’égard des proches de Kabila, « occupant des postes de responsabilités dans l’administration de l’État et dans la chaîne de commandement des forces de sécurité en RDC » par les « entraves au processus électoral » et les « violations des droits de l’homme » dans le pays.
Il s’agit d’Emmanuel Ramazani Shadary, ex-ministre de l’Intérieur ; Lambert Mende, porte-porte du gouvernement ; Évariste Boshab, ex-ministre de l’Intérieur ; Kalev Mutond, chef de la redoutable Agence nationale de renseignements (ANR) ; Jean-Claude Kazembe, ancien gouverneur du Haut-Katanga ; Alex Kande, ancien gouverneur du Kasaï-Central ; Roger Kibelisa, chef du département de la sécurité intérieure de l’ANR ; Delphin Kahimbi, chef de renseignement militaire ; John Numbi, ancien patron de la police ; Célestin Kanyama, ex-commandant de la police dans la ville de Kinshasa ; Ferdinand Ilunga Luyoyo, chef de l’unité anti-émeutes de la police ; Gabriel Amisi alias « Tango Four », commandant dans la première zone de défense de l’armée ; Ilunga Kampete, commandant de la Garde républicaine ; Muhindo Akili Mundos, ancien commandant des opérations de l’armée contre les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et Éric Ruhorimbere, commandant adjoint de la 21e région militaire au Kasaï, dans le centre de la RDC.
Réexamen du dossier
Les 15 personnalités congolaises visées par les sanctions de l’Union européenne […] ont chargé leurs avocats Me Thierry Bontinck et Me Patrick De Wolf de déposer en leurs noms des demandes de réexamen d’accès au dossier et d’audition devant le Conseil de l’UE, expliquent-ils dans un communiqué transmis à Jeune Afrique. Ces demandes ont été déposées entre le 15 et le 21 février en réaction au renouvellement des sanctions du 11 décembre 2017.
Pourquoi ont-ils saisi le Conseil de l’UE
Me Thierry Bontinck soutient que ‘’lorsqu’il y a renouvellement des sanctions, l’UE doit entendre les personnes visées par ces mesures restrictives’’. ‘’ Ça n’a pas été le cas pour nos clients’’, déplore l’avocat. À l’en croire, ces 15 proches de Kabila sous le coup de sanctions ‘’n’ont reçu aucune explication du Conseil de l’UE sur les faits qui leur sont reprochés’’.













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