Comment exploiter un pays riche, comment le piller et réduire son peuple dans un état d’esclavage en douceur ? Réponse : Il faudra l’affamer et de ne pas lui apprendre comment se défendre et à protéger ses richesses. Le constat qui se dégage aujourd’hui est le suivant: l’homme congolais ne sait pas se révolter et ni se défendre. Il en a pas les capacités.
Pour preuve ? Il fallait remonter vers le début de l’État Indépendant du Congo créé en 1885, une propriété privée du Roi Léopold II. La révolution industrielle en Amérique, fera en sorte que la sève de l’hévéa une plante tropicale, transformée en caoutchouc pour la fabrication de pneumatique, soit à la base des millions de morts dans l’État indépendant du Congo. (10millions) en 1904. La sève de l’hévéa, un véritable trésor liquide à l’époque.
Les quotas du caoutchouc recommandés non-atteints par individu ou sa famille, transformeront ce territoire, 4 fois plus grand que la France en un très long fleuve de sang. Les Congolais qui n’arrivaient pas à remplir leurs contrats de caoutchouc auront les mains coupées. Une véritable hécatombe pour ce peuple de l’Afrique centrale. Prémices de ce que sera ce pays de l’Afrique dans les années à venir.

Il fallait attendre le résultat d’une commission d’enquêtes anglaise pour que ces atrocités s’arrêtent non pas sans intérêts des Anglais. Ce qui va déboucher à la dépossession de cet État tropical en faveur de la Belgique à partir de 1908. Donc, c’était grâce aux Anglais que les autochtones congolais échappèrent au rouleau compresseur du Roi Léopold II.
La colonisation belge qui reprendra le relais du ’’roi barbu’’ durera huit décennies jusqu’en juin 1960. Une colonisation jalonnée par des humiliations, chosifications, exploitations, brimades, assujettissements et sévices corporels. La chicote comme moyen thérapeutique et éducatif. L’homme congolais était relégué au même rang qu’une bête de somme. Voire un macaque.
C’était grâce à l’éveil des consciences initié par les jeunes leaders indépendantistes panafricains que les congolais surtout ceux de la tribu Bakongo au nom de l’Alliance Né-Kongo, ABAKO feront une révolution, surtout les angolais “Bazombo” le fer de lance du soulèvement populaire de 4 janvier 1959 à Léopoldville ( Kinshasa). Les Belges vont lâcher du lest et précipiteront l’Indépendance du Congo- Belge grâce au sang coulé des angolais.
Je cherche toujours en vain, les noms des orphelins congolais aujourd’hui encore dont les pères sont morts en martyrs de l’indépendance ce 4 janvier 1959. Mais aussi les noms de martyrs inscrits au mémorial de l’indépendance en vain. Et pourtant cette journée est chômée et payée en RDC. Trouvez donc l’erreur ! Les 32 ans de Mobutu Sese Seko de 1965 à 1997 n’arrangeront rien au sort malheureux du peuple congolais.
Les Congolais vivront une dictature féroce de Mobutu, un peuple qui n’arrivera jamais à se révolter malgré sa situation. Les pendaisons de la pentecôte a Kinshasa en juin 1966 comme l’acte -fondateur de ce nouveau régime. Il fallait que les soldats rwandais et ougandais sous -couvert d’une rébellion zaïroise 1996, en faisant porter le chapeau à Laurent-Désiré Kabila pour qu’un Mobutu très fatigué par la maladie, isolé et lâché par tous ses soutiens extérieurs occidentaux pour que son régime tombe comme un fruit mur. Il mourra en exil au Maroc.
Même pendant son règne, Mobutu n’avait duré au pouvoir que grâce à l’intervention des armées marocaine, française et belge en 1977 et 1978 venues à sa rescousse devant l’avancée des rebelles de Mbumba Nathanäel venus de l’Angola voisin. Aujourd’hui, l’occupation effective du pays s’est enracinée avec la complicité de la classe politique congolaise, des traîtres au service des occupants moyennant postes ministériels, avantages matériels et financiers, en organisant des élections fantaisistes à des fins cosmétiques pour embellir et camoufler l’occupation du pays.
Un génocide congolais occulté sous le silence de tous les médias nationaux voire internationaux. 16 millions de morts congolais depuis 26 ans et des déplacés internes : 7 millions. Tous les ingrédients sont là pour que les congolais se révoltent. Mais chose grave : ils sont restés toujours amorphes et apathiques. Un peuple résigné, piétiné, paupérisé, chosifié, terrorisé et qui manque même le minimum vital. Entretemps les politiciens congolais s’enrichissent en une vitesse de son et assurant leurs arrières.
À quand un soulèvement populaire ? Un vœu pieux car l’ADN de révolte n’est pas congolais. Et dans ce cas, d’où viendra alors le secours comme à l’époque du caoutchouc, de la colonisation et de la dictature mobutienne ? Du ciel peut-être ? En psychologie, on nous avait dit : “Devant chaque comportement de l’enfant, il faudra avant tout chercher à en connaître la cause avant d’y remédier”.
Et pourquoi les congolais ne se révoltent-ils pas, préférant d’aller boire et danser alors que leur quotidien est un véritable enfer ? En RDC, après le génocide pour le caoutchouc en 1904, la chicote belge à partir de 1908, la dictature de Mobutu pendant 32 ans. Aujourd’hui, les congolais vivent un autre génocide pour cause des minerais et conquête de leurs terres ancestrales par des étrangers rwando-ougandais. Les Congolais qui ne se sont jamais battus pour leur survie, se battront-ils finalement pour se libérer de l’état actuel d’esclavage sans une assistance extérieure ? La réponse est certainement dans cet article.
Dary Abega / Lobjectif.net













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