L’affaire indemnités de sortie des membres de l’ancien bureau de l’Assemblée nationale dirigé par Jeanne Mabunda crée des polémiques et de vives tensions qui ne cessent de s’accroître entre l’actuel bureau de la chambre basse du Parlement chapeauté par Christophe Mboso et l’ancien Bureau Mabunda.
Le directeur de cabinet de l’actuel speaker de l’Assemblée nationale, le député Samuel Mbemba Kabuya affirme que la totalité de la moitié des indemnités de sortie dû à l’ensemble de l’équipe Mabunda a été débloquée par le Trésor public suite à l’intervention du Bureau Mboso.
Le numéro un du cabinet du président Mboso s’interroge sur le silence observé par l’ancien Bureau Mabunda alors que la réputation de l’actuel Président de l’Assemblée nationale est en train d’être salie. Alors que la situation semble loin d’être terminée, des révélations venant de partout élargissent le champ de bataille en détaillant des chiffres précis et clairs sur une affaire qui montre le caractère hybride de ce dossier. « Mensonge » clame haut et fort les membres du cabinet du Bureau Mabunda qui affirme n’avoir perçu que 27% à deux reprises soit 54% de la somme convenue, ce qui ne correspond pas au mode de paiement précisé par le ministère du Budget et celui des Finances ainsi que la Banque centrale rapporte l’ancien Bureau Mabunda.
Pourquoi mentir aux yeux et aux oreilles de tous? Et pourtant, la vérité est connue par ceux qui doivent libérer cet argent et que les bénéficiaires rentrent dans leurs droits s’est plaint les membres de l’ancien Bureau Mabunda. Ainsi, les anciens membres des cabinets du Bureau Mabunda invitent l’actuel Président de la deuxième institution du pays à instruire ses services financiers à procéder à la paie du reste des indemnités de sortie. En outre, ces derniers précisent que derrière cette démarche de réclamation de leurs droits ne se cache aucune intention diffamatoire envers la personne de Christophe Mboso et son équipe. « Le fruit d’une personne planté avec dur labeur dans un champ mérite d’être cueilli par le propriétaire du champ » dit un vieil adage.
Les deux camps sont priés de trouver un compromis à l’amiable pour éviter ce genre d’histoires qui ternit la bonne image de la transperce des institutions en matière des finances.
Djodjo Mafuku













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