Dans notre société moderne, nous sommes souvent conditionnés à croire que notre existence est définie par les relations que nous entretenons avec nos proches. Mais qu’en est-il de ceux que nous ne connaissons pas, de ceux dont nous ignorons l’existence mais qui pourraient tout autant impacter notre vie ?
Nous vivons et nous mourrons pour ceux que nous aimons, c’est une vérité universelle. L’amour est une force puissante qui guide nos actions, nos choix et nos pensées. Mais que dire de ceux que nous ne connaîtrons jamais, de ces étrangers dont le destin est lié au nôtre sans que nous le sachions ? L’amour ne donne rien que lui-même et il ne prend rien que lui-même.
Chaque jour, nous croisons des inconnus dans la rue, au travail, dans les transports en commun. Leur présence fugace dans notre vie peut sembler anodine, mais qui sait quel rôle ils pourraient jouer dans notre histoire si nous prenions le temps de les connaître ? En explorant cette idée iconoclaste, nous nous confrontons à l’absurdité de la vie et de la mort.
Nos existences sont entrelacées de manière complexe et mystérieuse, tissées de rencontres fortuites et de coïncidences troublantes. Peut-être est-il temps de repenser notre conception de l’amour et de l’humanité. Peut-être est-il temps d’ouvrir nos cœurs et nos esprits à la possibilité que notre destinée soit intimement liée à celle des inconnus que nous croisons chaque jour.
Nous vivons et nous mourrons pour ceux que nous aimons, mais peut-être devrions-nous également nous ouvrir à l’idée que notre amour puisse s’étendre à ceux que nous ne connaîtrons jamais. Car qui sait quelles merveilles et quels mystères nous pourrions découvrir en tendant la main à l’étranger, en embrassant l’inconnu.
Et si, au lieu de vivre dans la peur de la mort et de l’incertitude, nous choisissions de célébrer la richesse et la diversité de l’humanité dans toute sa splendeur ? Peut-être alors pourrons-nous trouver un sens plus profond à notre existence, un sens qui va au-delà de l’amour que nous connaissons pour embrasser l’amour universel qui unit tous les êtres vivants.
En nous ouvrant à cette vision audacieuse et novatrice, nous pourrions bien découvrir que la vie et la mort ne sont que les deux faces d’une même pièce, une pièce infiniment complexe et fascinante où chaque être, connu ou inconnu, joue un rôle essentiel dans la grande symphonie de l’existence. L’amour est comme le vent. On ne peut pas le voir mais on peut le sentir.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













