Lors du dernier cycle électoral, la CENI avait recouru à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’audit externe de son fichier électoral. Cette fois-ci, des voix s’élèvent pour s’opposer à un éventuel audit du fichier par l’OIF.
C’est le cas de Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile du Congo (NSCC). ” L’OIF ne peut pas faire l’audit de notre fichier électoral. L’OIF n’a jamais condamné l’agression de la RDC par le Rwanda. L’OIF est dirigée par une Rwandaise. Nous craignons que les données stratégiques des Congolais soient manipulées au Rwanda” a-t-il soutenu.
Christopher Ngoyi, un autre acteur de la société civile réfute également l’audit du fichier par l’OIF. ” Nous avons également parlé de l’audit extérieur, l’OIF nous n’en sommes pas d’accord, nous disons, on connaît l’OIF, on connaît sa structure et qui dirige l’OIF et la tête de l’OIF et nous n’aimerions pas que cette structure cette fois-ci puisse s’immiscer ou avoir accès aux choses, au serveur de la CENI” a martelé devant la presse l’activiste des droits humains et coordinateur général de “la Société civile du Congo” La balle dans le camp de la CENI Interrogé sur ce qu’il pense de l’audit externe du fichier électoral par une organisation telle que l’Organisation internationale de la Francophonie ( OIF), le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge estime que le pouvoir de l’éligibilité de l’organisation qui doit faire ce travail revient à la Commission Électorale Nationale Indépendante, institution organisatrice des élections en RDC. Toutefois, Sama Lukonde Kyenge estime que lors du choix, la Commission Électorale Nationale Indépendante tiendra compte de la notion de la souveraineté de la République Démocratique du Congo.
Après l’opérateur d’identification et enrôlement des électeurs, la CENI effectue le toilettage du fichier électoral : c’est l’audit interne. Un audit externe peut intervenir, question de crédibilité du fichier avant les élections.
JM Mawete













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