Dans le paysage politique tumultueux de la RDC, le professeur Augustin Mampuya se dresse comme une figure intellectuelle incontournable, défendant les principes démocratiques avec vigueur. En tant que l’un des rédacteurs de la Constitution de 2006, son expertise et son engagement envers la gouvernance démocratique lui confèrent une légitimité indéniable pour critiquer les dérives actuelles du pouvoir.
Récemment, le Professeur Augustin Mampuya a fait entendre sa voix à travers une déclaration, dénonçant les tentatives de certains acteurs politiques de confisquer le pouvoir en réincarnant le régime de Mobutu, mais sans le tyran lui-même. Ce constat alarmant pose des questions fondamentales sur l’État de la démocratie en RDC.
Pour lui, les ambitions de pouvoir éternel de certains, y compris celles de l’actuel président Félix Tshisekedi, représentent une menace sérieuse pour les libertés et les droits des citoyens. Mampuya ne se contente pas de dénoncer ; il s’attaque aussi aux contre-vérités propagées par Tshisekedi et ses partisans. Avec une argumentation solide, il remet en question les fondements de leur discours.
Il incite à une réflexion sur la véritable essence de la gouvernance. Il appelle les tenants du changement à se concentrer sur des problématiques urgentes : la récupération des terres occupées par des forces extérieures, notamment le Rwanda, et le rétablissement de la paix dans l’Est du pays. Pour lui, le débat ne devrait pas se focaliser sur des modifications constitutionnelles superficielles.
Mais plutôt sur la gouvernance effective du pays. Il estime que les dirigeants doivent se consacrer à des enjeux cruciaux tels que le développement des services publics et la revitalisation de l’économie. Ce pragmatisme reflète une compréhension profonde des besoins fondamentaux de la population congolaise, souvent négligés dans les discours politiques.
La déclaration de Mampuya appelle également à une prise de conscience collective. Il suggère que ceux qui aspirent à modifier ou à changer le cadre institutionnel devraient plutôt “boire de l’eau” et se concentrer sur la réalité du pays. Ce langage métaphorique souligne la nécessité d’un retour à des préoccupations essentielles et à une gouvernance responsable, loin des manœuvres politiques opportunistes.
Enfin, il pose une assertion provocante : “le président Félix Tshisekedi doit absolument partir en 2028.” Ce commentaire, loin d’être une simple critique, ouvre un débat sur la pérennité du pouvoir et la responsabilité des dirigeants envers leurs citoyens. En mettant en avant la nécessité d’un changement au sommet de l’État, il rappelle que la démocratie ne se limite pas à des élections, mais implique un respect constant des principes et des valeurs qui la sous-tendent.
Augustin Mampuya, par son analyse aiguisée et son engagement en faveur des valeurs démocratiques, invite à une réflexion profonde sur l’avenir politique de la RDC. Ses critiques des fossoyeurs de la démocratie et son appel à une gouvernance responsable résonnent fort dans un contexte où l’avenir du pays est en jeu. En tant qu’intellectuel engagé, Mampuya incarne l’espoir d’un renouveau démocratique, où la voix du peuple est entendue et respectée.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












