Cadette Faizi, passionnée des langues nationales

Comme son prénom l’indique, Faizi Bitota Cadette est dernière d’une famille de neuf enfants dont sept filles et deux garçons.

Fruit de l’union de Jean-Marie Kesonga Faizi et de Maman Zuena Biemba, Cadette est originaire de la province du Maniema, dans le territoire de Punia, village de Kowe. Mariée à Monsieur Fikam Kalenda, Cadette Faizi est mère d’une fille née d’une façon surnaturelle. Diplômée en Pédagogie générale de l’institut Bahati à Bukavu dans le Sud-Kivu, Cadette Faizi est licenciée en journalisme Politique extérieure à l’IFASIC. Madame Cadette est journaliste présentatrice du journal télévisé en langues nationales à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), précisément en swahili. Chaque mois de mars, la direction de la RTNC organise un spécial mois des femmes pour les présentatrices et là, elles s’échangent des langues. Pour ce mois, elle a déjà présenté le journal en lingala deux fois et aussi deux fois en kikongo. Donc, c’est un polyglotte. Tenez, elle preste à la chaîne nationale depuis une décennie. Joviale, très accueillante et comique, elle se fâche rarement. Mais une fois fâchée, tout est gâché. Quant à son style vestimentaire, elle aime s’habiller en classe, en veste et en haut talon. Elle a un regard spécial et favorable dans la couleur blanche et rouge. Elle préfère fréquenter la nature car selon elle, ça lui fait penser à son enfance et préfère aussi qu’on l’appelle villageoise «ya Ngwe». Son sport aime le nzango et le Basket-ball. Elle aime bien manger le riz au pondu (wali na sombe) en swahili accompagné de poisson frais ou la viande fraîche. Elle déteste l’hypocrisie, la trahison et surtout l’injustice. Les bons souvenirs qu’elle garde est d’avoir bénéficié d’un bon encadrement dans sa famille et bien d’autres personnes, elle qui est orpheline de père et de mère. Et comme mauvais souvenirs, elle regrette avoir perdu des êtres chers sans qu’ils puissent bénéficier du fruit de son travail. Son modèle est Madame Chantal Kanyimbo. Sa motivation pour les langues nationales tire son origine au manque de professionnalisme affiché par certains journalistes. Et pourtant, le publmic a droit à une information bien traitée. Son souci majeur est de servir une couche des téléspectateurs non évolués avec une information respectant les normes journalistique. Et pour elle, c’est la moindre des choses pour qu’il y ait équilibre entre les francophones et les langues nationales. Elle compte sillonner dans les auditoires pour sensibiliser les jeunes étudiants à s’orienter vers les langues nationales. Dans l’avenir, tous les journalistes des langues nationales doivent être soit les fruits de l’IFASIC, soit les professionnels de formation.

Ndekenya Tshibangu Samira, Stagiaire IFASIC

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