Campagne d’éveil patriotique : F.  Diongo et JC Katende aux côtés de Pascal Mukuna

Après avoir obtenu le soutien du bouillant Franck Diongo, l’évêque Pascal Mukuna vient d’avoir un autre allié de taille dans sa fameuse campagne d’éveil patriotique.

Il s’agit du président de l’Association africain des Droits de l’homme (ASADHO) Maître Jean-Claude Katende. Pour ce dernier, nous avons d’un côté un président élu issu du CACH et de l’autre côté une majorité parlementaire émanant du FCC. Les deux plateformes notamment le FCC et le CACH ont convenu pour une coalition qui gouverne le pays. Constat fait : cette coalition ne travaille pas l’intérêt du peuple avec des blocages très importants. ‘’ Si le peuple ne se réveille pas, le pays ne marchera pas’’ a martelé le responsable de l’ASADHO. Pour cet activiste des droits de l’homme, la plupart de dirigeants profite des fonds publics pour jouir des richesses du Congo par des voyages et en achetant des maisons.

Olenghankoy et Mukuna pour le bien-être des congolais

Pour la paix et la justice en République démocratique du Congo, dans le strict respect de l’Accord de la Saint Sylvestre, le Bureau du Conseil National de Suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) s’est entretenu, mercredi 29 janvier 2020, avec l’Evêque Pascal Mukuna. Objectif ? Rappeler à l’homme de Dieu la nécessité de pouvoir consolider l’unité, la paix et la cohésion nationale après l’alternance pacifique et démocratique au sommet de l’Etat. Au sortir de cette discussion qui s’est tenue chez l’Evêque dans son cabinet de travail situé à Bandalungwa, le Président Joseph Olenghankoy et l’Evêque Pascal Mukuna se sont engagés activement à apporter leur pierre à l’édifice pour le bien-être du peuple congolais.

Se confiant à la presse, le responsable de l’église ACK a précisé la mission lui confiée par le Seigneur, laquelle mission est axée sur la justice. ‘’ Moi j’ai une mission de la part du Seigneur qui touche beaucoup plus le côté justice. Il n’y a pas de justice sans la paix et il n’y a pas non plus de paix sans justice’’, lâche-t-il. Celui qui s’illustre ce dernier temps à travers ses déclarations qui avoisinent un peu le domaine politique, a manifestement insisté sur l’applicabilité de la justice envers ceux qui commettent des délits. ‘’ Moi ce que j’ai tiré chez le Président du CNSA, est que tout ce que nous pouvons faire et dire, que cela cadre avec paix. C’est ce que nous faisons, c’est ce que je vais faire. Mais, je vais accentuer sur ma mission, sur l’injustice comme je le disais que celui qui a commis l’injustice soit traduit en justice. La paix n’empêche pas cela. Celui qui a pillé qu’il soit traduit en justice ‘’. Quand bien même que certaines structures de l’Etat s’en occupent, l’Evêque  Mukuna entend poursuivre sa campagne de l’éveil de conscience patriotique.

Interpellation

Du côté du CNSA, le porte-parole de cet organe d’appui à la démocratie, conformément à sa mission repris dans l’article 5 de l’Accord de la Saint Sylvestre, justifie leur visite chez l’Evêque par le souci de maintenir la paix. « Nous sommes venus voir l’Evêque qui a lancé une campagne qu’il a intitulée l’éveil patriotique », a déclaré Valentin Vangi, la voix autorisée du CNSA. Et d’ajouter : « Nous sommes venus rappeler à l’Evêque que tout ce que vous êtes en train de faire  c’est bon pour l’éveil patriotique,  mais il ne faut que ce que vous faites puisse troubler la paix. Et donc, tout ce que nous sommes en train de faire en tant que leader religieux nous devons tenir compte que cela contribue à la consolidation de la paix. Telle est notre mission ».

Dans cet élan, le CNSA dit comprendre l’objectif et la mission concrète de ce leader religieux.  « Nous avons donc compris l’objectif de la mission concrète… il connait ce qu’il fait  et où est-ce qu’il veut arriver et nous, nous sommes venus rappeler l’Accord, son obligation de travailler pour la consolidation de la paix pendant cette campagne d’éveil de conscience », affirme le CNSA. A noter que l’Evêque Pascal Mukuna ne sera pas la seule personne à visiter,  le Bureau de CNSA prévoit de s’entretenir avec des acteurs politiques, des leaders des étudiants, des membres de société civile tous, seront approchés par l’équipe de  Olenghankoy en cette période cruciale où la recherche de la paix et de la cohésion nationale s’avère précieuse pour le bonheur du ‘’peuple d’abord’’

Mukuna recadré par Ngoyi Mulunda

Le débat sur le divorce entre le Front commun pour le Congo (FCC) et le cap pour le changement (CACH) commence à prendre une autre dimension. Après avoir obtenu le soutien de Jean-Claude Katende et Franck Diongo dans sa campagne dénommée “éveil patriotique”, le pasteur Pascal Mukuna a été recadré par son collègue, le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda Nyanga.

Dans un message relayé sur son compte Twitter ce mardi 11 février 2020, l’ancien président de la CENI, s’enflamme contre le responsable de l’église Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK).

“Ce que fait Pascal Mukuna n’est ni éveil patriotique ni prophétique mais une mobilisation tribalo-Kasaienne basée sur la haine, la jalousie et l’ingratitude. Il doit savoir qu’il a allumé un feu qui ne sera éteint que par un autre feu “, a tonné le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda

Et d’ajouter : “Pascal Mukuna doit savoir que Felix Tshisekedi est le Président de tous les congolais, c’est pourquoi nous avons voté pour lui, et que la RDC appartient à tous les congolais, si non on l’appellerait République Fédérale du Kasaï. Quel tribalisme honteux…”.

Rappelons que le pasteur Pascal Mukuna a lancé ladite campagne pour réclamer le divorce du mariage scellé entre le FCC et le CACH.

Pascal Mukuna interpellé

L’évêque Pascal Mukuna de l’Assemblée Chrétienne de Kinshasa a été interpellé, mercredi 5 février dernier au Conseil National de Sûreté (CNS). Il y a été auditionné au sujet des motivations de ses critiques très sévères envers le président honoraire Joseph Kabila et la création de son mouvement d’éveil patriotique. Selon l’homme de Dieu interpellé, il lui a été intimé l’ordre d’arrêter ses critiques envers l’ancien régime.

Mais selon certaines indiscrétions du CNS, cette interpellation du pasteur de l’ACK n’a pas été avalisée par le président de la République de qui dépend directement cette institution sécuritaire. D’après les mêmes indiscrétions, très fâché, le président Félix Tshisekedi a sévèrement reproché, mieux blâmé son conseiller spécial en matière de sécurité, François Beya, dont le directeur de cabinet, Kabwa Kabwa, a été chargé de verbaliser le serviteur de Dieu.

En effet, une telle interpellation requiert obligatoirement l’autorisation du chef. Ce qui n’aurait pas été le cas et Fatshi l’a appris après. Est-ce l’excès de zèle de François Beya ou de son directeur de cabinet ? Est-ce une main noire de l’ancien régime pour intimider le pasteur allié d’hier ? Tout est possible. Mais seulement au CNS, Thethe Kabwa Kabwa est présenté comme un kabiliste qui a été imposé à François Beya par Joseph Kabila pour le surveiller et surveiller tout ce que Félix Tshisekedi fait. On l’accuse, à tort ou à raison, de travailler pour le compte de Joseph Kabila.

Deux poids deux mesures

Non sans raison, dans les couloirs du CNS, l’on se demande entre Pascal Mukuna qui n’appelle qu’à un éveil patriotique pour soutenir les actions du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, et Emmanuel Ramazani Shadary qui menace de paralyser le pays, qui de deux ce service de sûreté de l’Etat devrait-il interpeller ? Le constat est que depuis la déclaration incendiaire du candidat malheureux FCC à la présidentielle de 2018 et secrétaire permanent du PPRD, le CNS est resté indifférent et le laisse dormir calmement sur ses oreillers, alors qu’en principe il fallait l’interpeller pour lui demander comment compte-t-il paralyser le pays ? A-t-il une armée ou une milice ? Mais rien de cela n’est fait.

Du coup, certains agents de ce service qui ont requis l’anonymat, dénoncent le maintien du cordon ombilical qui lie encore leur hiérarchie à l’ancien régime. Deux camps se seraient dessinés au sein du CNS et cela s’est confirmé ce vendredi 07 février lorsque le numéro 1 du CNS arrivé au bureau un peu plus tôt, a interdit l’accès à tous ses collaborateurs, même aux AP, sous prétexte qu’après lui, personne d’autre n’entre. La cohabitation serait morose.  Dossier à suivre !

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