Les huitièmes de finale de la CAN nous proposent des duels épiques en perspective en commençant par le combat des “gladiateurs” entre le Nigéria et le Cameroun. Deux rivaux qui se connaissent très bien. Le match entre le Sénégal et la ressuscitée Côte d’Ivoire. sans oublier le match de “révolutionnaires” maliens et burkinabé pour une place en quarts de finale, des duels somptueux à élimination directe.
Le match entre l’Egypte septuple championne d’Afrique des nations et la RDC, deux fois championne, va tirer notre attention, un match entre deux nations aux jeux et ambitions différents. Les deux nations se sont qualifiées laborieusement avec 3 points. Les Égyptiens habitués au dernier carré ne sont pas encore pleinement entrés dans la compétition.
Un début diesel, privés de Mo Salah, les espoirs Égyptiens se reposeront désormais sur un collectif bien rodé et sur des actions d’éclats de son buteur Trezeguet, le lieutenant de Salah qui, avec l’absence de ce dernier, vient de récupérer la clé du camion des Pharaons. Une équipe égyptienne qui ne vient que pour le trophée malgré qu’elle n’a jamais été la favorite.
L’Égypte avance toujours masquer dans une compétition. Seul bémol : cette fois-ci, les Égyptiens ont montré une certaine fébrilité en défense avec 6 buts encaissés en seulement 3 matches. Beaucoup trop pour une nation qui prétend au sacre final. Par contre, son attaque reste son seul motif de satisfaction avec 6 buts en trois matches, une moyenne de deux buts par match.
Donc l’Égypte ne sort jamais bredouille d’une rencontre. Les Congolais sont d’ores et déjà avertis. Les Léopards de la RDC se retrouvent en huitièmes de finale, une surprise ? Pas vraiment, car dans l’ensemble, ils ont mérité cette qualification. Mais il reste encore un long chemin à faire pour que les Congolais se fassent respecter.
Une équipe en reconstruction dans laquelle beaucoup de jeunes joueurs découvrent le haut niveau de la CAN pour la première fois. Ils sont là pour apprendre afin de revenir encore plus forts prochainement, et surtout que, l’objectif principal de sélectionneur Sébastien Desabre était la qualification à la prochaine Coupe du monde; la CAN actuelle ne serait qu’une étape? Un bonus ?
Il faudra aux fauves congolais beaucoup de fraîcheur physique pour aller loin dans cette compétition à l’issue des matches couperet. Ce qui nécessitera une condition physique irréprochable en comptant aussi sur la richesse de banc de touche. Les huitièmes de finale est une étape cruciale pour des équipes qui ne sont pas habituées aux grandes joutes.
Beaucoup vont commencer à baisser de forme et à décliner, tandis que les plus aguerries vont monter en puissance. C’est ça qui marquera la différence entre ces nations conquérantes. Les cadres congolais trentenaires comme Chancel Mbemba, Cedric Bakambu, Gael Kakuta, la colonne vertébrale de la sélection tiendront- ils la cadence endiablée de la CAN ? Et surtout contre l’Égypte ?
Il faudrait revenir plus loin dans le passé pour trouver trace d’une victoire congolaise contre les Égyptiens dans un match à élimination directe. Les Égyptiens ont toujours pris le dessus sur la RDC. La dernière victoire de la RDC face aux pharaons remontait en 1974 en Égypte en demi-finale 3- 2, un doublé de Ndaye Mulamba et 1 but de Kidumu Mantantu le capitaine.
La dernière victoire de l’Égypte contre les Léopards c’était à la CAN égyptienne de 2019 défaits par 2-0. Le dimanche prochain 28 janvier, ce mauvais sort sera-t-il conjuré?
Dary Abega / Lobjectif.net













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