Neuf buts claqués en une seule phase-finale de la CAN, 9 buts, un record qui tient encore la route 50 ans après. C’est l’oeuvre du Zaïrois aujourd’hui Congolais (+), Ndaye Mulamba Pierre en Égypte 1974. Et le Zaïre fut sacré champion d’Afrique pour une deuxième et dernière fois après le sacre de 1968 en Éthiopie. Sur les 14 buts marqués par les Léopards en Égypte 1974, Ndaye Mulamba en marquera à lui seul 9 buts.
Avant lui ,il y avait un canonnier qui avait établi un record: l’Ivoirien Laurent Pokou, longtemps meilleur buteur de la CAN à partir de 1970 au Soudan, auteur des 7 buts en une édition. Au total, il restera le recordman des buts marqués sur l’ensemble de la CAN 14 buts. Il sera détrôné plusieurs années après par le joueur Samuel Eto’o, le meilleur buteur de l’histoire de la CAN avec ses 18 buts après plusieurs participations avec le Cameroun à la CAN.
La dernière menace pour le record de Ndaye avait pour nom Vincent Aboubacar du Cameroun, qui s’était arrêté à 8 buts l’édition dernière au Cameroun son pays en 2021. 8 buts, y compris ceux marqués sur penaltys. Mais qui, malheureusement est indisposé pour la présente édition qui se tient en Côte d’Ivoire en 2024.
Le Cameroun qui était dans une sorte de ’’Vincent Aboubacar-dépendance”peine à concrétiser ses actions devant les buts adverses, orphelin de son renard des surfaces Vincent Aboubacar, la dernière véritable gâchette des Lions Indomptables. Dans un monde footballistique en panne sèche des buteurs, les sélections évoluent aujourd’hui sans un véritable 9, une race disparue et en extinction.
Possèder aujourd’hui un buteur devient chose rarissime après la toute dernière vague africaine avec les Samuel Eto’o, Adebayor, Didier Drogba. Vincent Aboubacar est venu bien après. La présente CAN a révélé l’émergence des nations dites “petites”. On va de surprise en surprise. Les têtes tombent les unes après les autres et vont continuer de tomber. Certaines sélections aguerries passent à la trappe.
Les sélections les plus en vue sont sans doute celles de Capverdiens et Équato-guinéens qui ont brillé de mille feux lors des matches de groupes et qui sont déjà qualifiées pour les huitièmes. La Guinée -équatoriale était en nette progression depuis qu’elle avait organisée la CAN en 2015 à domicile. Les Équato-guinéens ont franchi un nouveau palier.
Éliminés en quart par le Sénégal au Cameroun en 2021, le futur vainqueur. Aujourd’hui les Nzalang ont remis le couvert en sortant premier de poule au nez et à la barbe de pays-organisateur la Côte d’Ivoire, donnée favorite avant le début de la compétition. La Cote d’Ivoire a été atomisée par 4- 0 devant un public chauffer à blanc et acquis à la cause nationale dans une marée orange.
Le Nigéria l’autre favori de la compétition était tenu en échec lors de leur confrontation dans le groupe. Seule la Guinée-Bissau est passée à côté de son sujet. Bonne dernière avec 0 point au compteur. Une déception. La Guinée-équatoriale dans sa marche en avant comptera sur sa gâchette, son renard des surfaces du nom de Emilio Nsue Lopez né en Espagne en 1989, international depuis 2013 et meilleur buteur de la sélection 20 buts en 42 sélections.
Emilio Nsue est un joueur expérimenté qui a joué à tous les étages de la sélection espagnole, “la Roja” sauf en équipe A. Il a joué en Espagne, en Angleterre, en Chypre etc. Aujourd’hui, il joue à nouveau en Espagne dans un club anonyme du nom de CF Intercity comme attaquant alors qu’il a été formé comme défenseur voire ailier.

Aujourd’hui Nsue trône à la tête de classement des buteurs de la CAN ivoirienne avec 5 buts au compteur. 3 buts marqués contre les Bissau-Guinéens, 2 buts face à la Côte d’Ivoire. Certainement la qualification des Nzalang pour le second tour offrirait encore d’autres occasions à Emilio Nsue pour améliorer ses statistiques, sauf blessure ou élimination.
En le sortant presque vers la fin hier, le sélectionneur Équato-guinéen voulait tout simplement le préserver d’un tacle-assassin et de l’épargner éventuellement contre une blessure. Car, il lui suffirait encore de marquer d’autres buts pour se rapprocher encore un peu plus du record de Ndaye Mulamba, l’atteindre peut-être voire le dépasser. Le record de Ndaye tombera-t-il cette fois-ci ? Wait and see.
Dary Abega / Lobjectif.net












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