Il y a quelques jours, la décision du ministre des Finances Doudou Fwamba suspendant à titre conservatoire le Coordonnateur de la CFEF Alain Lungungu Kisoso a laissé perplexe l’opinion. Et pour cause, ce digne fils s’évertue à matérialiser la vision du Chef de l’État dans le respect des principes de bonne gouvernance.
En outre, cette décision comporte de graves violations de droits garantis notamment l’absence de flagrance nécessitant des mesures conservatoires mettant en cause le Coordonnateur de la CFEF sur des griefs non fondés et dont il n’a jamais reçu de communication préalable pour lui permettre de présenter des réponses appropriées. Et cela en toute transparence et dans le respect des obligations de recevabilité.
Et pourtant, les droits de la défense et la règle du contradictoire sont garantis par la Constitution. Sans oublier, les audits qui attestent la bonne gestion. Sans parti pris, les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T parlent d’eux-mêmes. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.
Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition. Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.
Des prix glanés ci et là confirment la qualité du travail abattu par le Coordonnateur de la CFEF.
Sur le retard dans la production des rapports d’audit des projets fînancés par la BAD : Il sied de préciser à la décharge de Monsieur Alaîn Lungungu, il y a lieu de souligner que les derniers courriers du Coordonateur de la CSPP n 105 du 13 mars 2026 et de la BAD n 070 du 26 février 2026 listent les projets en souffrance à ce jour et aucun de ceux gérés par la CFEF n’y figure.
Tous les rapports de certification des comptes réalisés par différents auditeurs indépendants de réputation internationale et par la Cour des comptes sont transmis et approuvés par les différents bailleurs de fonds sans aucune réserve. Bien plus, comme l’exige la pratique en matière d’audit, tous les bénéficiaires ont été circularisés. Aucune plaînte de la BAD n’est enregistrée à ce jour concernant la CFEF que dirige Alaîn Lungungu.
JM Mawete / Lobjectif












