Chômage aidant, les cabines téléphoniques se multiplient à Kinshasa

La ville de Kinshasa connaît, depuis plusieurs années maintenant, une multiplicité de cabines téléphoniques dans presque tous les coins de rue. Cette profusion de cabines suscite de nombreuses réactions et interrogations sur l’afflux des jeunes, parfois possédant des diplômes universitaires, à ces occupations de débrouillardise.

Qu’est ce qui serait réellement à la base de cette multiplicité dans la mégalopole congolaise? Et pourtant, la réponse est simple comme de l’eau de roche. Pour la plupart de concerné, le taux de chômage élevé dans le pays en est la principale raison suivi d’autres aspects sociaux. Il suffit d’une table en bois, d’un parasol, d’un banc, d’une chaise et de quelques téléphones. Le tour est joué. C’est parti pour une belle aventure de debrouillardise dans cette mégalopole aux 12 millions d’habitants où il faut se casser en mille morceaux pour nouer les deux bouts du mois. Derrière ces jeunes pour la plupart se cachent de multiples talents, sacrifiés au détriment de la quête du pain quotidien. Faute du travail, d’autres jeunes se sont mués en cambistes. Certains n’hésitent pas à se lancer dans l’art notamment dans la musique, le théatre. Bref, c’est l’explosion du secteur informel avec ses corollaires. Une politique adéquate de l’Etat s’avère impérieuse pour valoriser ces jeunes talents.

Kiesse Malenga Plamedie stagiaire de l IFASIC

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