La chute de Minova, dans le Sud-Kivu, aux mains du M23 a provoqué un afflux de déplacés vers la ville de Goma, où la situation sécuritaire reste préoccupante, particulièrement dans les quartiers de l’ouest.
Dans le quartier Lac Vert, les habitants se sont réveillés sous le son des bombes, semant la peur au sein de la population. Dedesi Mitima, chef de ce quartier, apporte des précisions. Selon lui, certes les détentions des bombes se font sentir dans son quartier, mais aucune n’y est tombée. “Nous nous sommes réveillés sous les sons des bombes, mais aucune n’est tombée ici, contrairement à ce que certains rapportent sur les réseaux sociaux”, explique-t-il. Malgré l’absence de dommages directs, l’insécurité ambiante a plongé les habitants dans une vive psychose, accentuée par l’arrivée massive de déplacés fuyant les combats dans les environs.
Le quartier Lac Vert accueille actuellement de nombreux déplacés, dont une partie vient de Minova. Dedesi Mitima lance un appel urgent aux autorités et aux organisations humanitaires pour répondre à cette crise. “Ces déplacés sont arrivés les mains vides. Ils n’ont rien pour survivre. Je demande au gouvernement provincial et aux partenaires humanitaires de venir en aide à ces personnes vulnérables”, appelle Dedesi Mitima. La peur provoquée par les détonations a paralysé le fonctionnement du quartier. “Presque toutes les écoles du quartier Lac Vert sont fermées aujourd’hui en raison de cette situation. Nous ne savons pas ce qui pourrait se passer dans les heures à venir”, explique le chef de quartier.
Dans ce contexte tendu, Dedesi Mitima appelle ses administrés à rester calmes et à faire preuve de solidarité, notamment envers les déplacés. Il demande également aux propriétaires de terrains occupés par ces familles déplacées d’être tolérants pour leur permettre de se réinstaller temporairement.
Braverdy M / Lobjectif













