La semaine dernière, la rencontre sur la forêt nationale a changé de braquet. Alors que la politique forestière vient d’être validée, place désormais à l’écriture du nouveau code forestier. Et la ministre Marie Nyange NDAMBO a fixé la règle du jeu : “Tenir compte des problèmes de chaque province”. Fini les lois pensées à Kinshasa sans voir le terrain.
Chaque territoire, chaque massif, chaque communauté aura son mot dans la copie finale. Une révolution silencieuse, mais radicale. Pour bâtir ce code sur mesure, pas de chambres d’hôtel feutrées. Près de 400 participants – experts locaux, opérateurs, société civile, partenaires étrangers – ont planché ensemble. L’objectif ? Transformer la diversité des contraintes provinciales en opportunités juridiques.
La ministre Nyange NDAMBO ne lâche rien : chaque dysfonctionnement, chaque conflit foncier, chaque trafic doit être intégré dans le nouveau texte. Cette conférence n’a pas été un salon de discussion : ce fut un atelier de guerre contre la mauvaise gouvernance forestière. Dernier étage de la fusée : mobiliser des financements durables. Le nouveau code forestier ne sera pas un simple recueil d’interdits.
Il deviendra un aimant à capitaux responsables, créateurs d’emplois locaux et protecteurs du couvert végétal. Les 400 participants l’ont acté : la forêt congolaise cesse d’être une vache à lait pour devenir un pilier de souveraineté écologique. Grâce à cette dynamique, la RDC s’apprête à montrer que l’on peut concilier développement et préservation – à condition d’écouter d’abord ses provinces.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













