Comment avez-vous passé les festivités de fin d’année?

Le jour de l’an est diversement fêté à travers la ville de Kinshasa, capitale de la RDC. C’est un jour de fête pour certains, de prières pour d’autres mais aussi une journée toute ordinaire pour beaucoup d’autres. Dans les communes de Bandalungwa et Ngiri-Ngiri, plusieurs Eglises ont attiré du monde à l’aube du nouvel an. Sur l’avenue Nyangwe dans la commune de Lingala, certains Kinois ont passé le réveillon de 2020 dans des bars. Mais les tenanciers des bistrots se plaignent de ne pas faire l’affaire. En dépit de cette situation, tous ceux qui sont à Nyangwe se réjouissent d’être encore en vie en 2022.

Juniace Ngangeli : dans l’ensemble, très bien oui. Tout s’était passé comme prévu et selon nos moyens.

Henri Laky : surtout à Mbuji-Mayi très mal. Sans courant, sans eau potable, tout était cher. Imagine le fufu est la nourriture de base ici à Mbuji-Mayi mais le meka de farine revient à 5000 FC, le poulet varie de 15000 à 12000 FC, meka du riz à 8000 FC. Imagine lorsque le président lui-même manque une bonne route sur laquelle marcher, c’est honteux non. À Mbuji-Mayi, il n ya pas d’emploi mais sauf nous voyons seulement les politiciens de Kinshasa venir distraire cette population qui souffre. Comment cette population peut-elle bien fêter ?

Justin Mukaya : chez moi, elle était normale. En fait, j’étais à la maison toute la journée pendant toutes les festivités et j’ai juste accompagner les enfants à mieux fêter. J’ai fini la session le 24 et comme j’avais énormément des choses qui me dérangeaient dans la tête, du coup , j’étais moins intéressé par ça. Regardant l’économie du paysage, Non, pas du tout, les gens ont fait le nécessaire mais la fête n’était pas au comble. Le pays est mort. bien sûr, on ne doit pas toujours être plaintif et cela ne doit pas devenir notre vie mais on doit épingler certaines choses que seule la politique peut résoudre. Ainsi, l’économie va mal et d’ailleurs, de pire en pire. De cela, on doit admettre que pour certains, le jour là était pire car ils ont manqué même le peu. Oui, ça doit inquiéter, entretemps, faisons le nécessaire, le temps viendra où on sera maintenant chargé d’arranger ça. De peur qu’à ce temps, qu’on tombe dans ce que le renard dit: le pouvoir est toxique, il empoisonne vos mœurs et vous rend cupide…c’est ma plus grande peur, que le pouvoir me change car c’est ce que la communauté dit du pouvoir.

Festavi Mbuyi : très bien comme je l’avais souhaité.

Darius Tenga : he!! Très mal. Sans argent, tout était bizarre. Trésor: un peu bien, il y’avait rien d’intéressant vu que tout se fait avec de l’argent que je n’avais presque pas.

Jonathan Tshisuaka : très bien de mon côté. Dans mes principes je n’aime pas la politique et tout ce qu’ils font ne m’intéresse pas puisqu’il n’y a que déception, alors je me suis contenté de ce que j’avais et j’ai rendu ma journée agréable.

Edouard Toaka : c’était extraordinaire malgré loin des siens. Ah! En rapport avec l’ensemble du pays, nous sommes sans ignorer que notre pays va très mal, et nous en souffrons tous. Un adage dit que nous ne pouvons jamais être heureux seul. Cela veut juste dire que même si je dis que j’ai bien fêté tant que mes voisins n’ont pas bien fêté donc je ne suis pas heureux et je n’ai pas non plus bien fêté. Sur 100% de la population, peut être 20% ont bien fêté, plus les gens qui sont au pouvoir, voyez vous? Donc les autres se sont débrouillé à leur niveau.

Pierre Kabongu : très mauvais car la situation sociale était précaire pour les congolais.

Sandrine Mujinga: oui ça s’est bien passé, pour ne pas se plaindre, dans l’ensemble.

Ezéchiel Kocoumbo : personnellement, les festivités de fin d’année se sont bien passées malgré certaines difficultés sociales. En réalité, c’était un moment très difficile, vu la conjoncture et l’économie de notre pays qui est à la baisse. J’ai fait de mon mieux pour passer cette période en bonté sur tous les plans. Ce qui est vrai est dans l’ensemble de la population disons sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, les gens n’ont pas fêté.

Daniel Alomba : pour ne pas être trop direct, je n’ai pas bien passé les festivités de fin d’année, l’argent ne circulait pas et personnellement je n’avais rien pour fêter, j’avais passé ces jours comme tout autre jour.

Peter Kanda : qui est sans ignorer que la situation du pays ne nous permettait pas de fêter, mais nous avons fait de notre possible pour satisfaire nos enfants.

Propos recueillis par Clarisse Mfuamba

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