Le refus de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) de répondre à l’invitation du président de la Commission paritaire André Mbata montre les limites du leadership de Félix Tshisekedi à la tête du pays.
Incapable de mener le processus de désignation des animateurs de la CENI à son terme de manière concertée et consensuelle, le chef de l’État paye les pots cassés de sa gestion solitaire du dossier. Les Églises dénoncent à juste titre le non-respect des procédures par cette commission paritaire menée par André Mbala dont la légitimité est remise en cause. On est loin des assurances de Tshisekedi sur la recherche du consensus national.
Plutôt que d’imputer
Systématiquement ses échecs à son prédécesseur Kabila, le président aurait pu tirer les leçons de ses propres errements sur ce dossier sensible pour l’avenir démocratique du pays. Ce revers annonce de nouvelles tensions autour de l’organe électoral. Il faudra de réelles concessions au dialogue pour sortir de cette crise, à défaut de quoi, la machine à reproduire les contestations post-électorales sera à nouveau en marche.
Inès Kayakumba













