La Cour constitutionnelle siégeant en matière de contentieux des résultats de l’élection des sénateurs, a examiné, au cours de l’audience du mardi 14 mai 2024, 20 requêtes introduites par les candidats malheureux.
Les juges de la Haute Cour ont écouté tour à tour les prétentions de toutes les parties. Chacun des requérants a confirmé sa requête et plaider pour que la Cour le déclare élu. Ils ont promis de verser dans les notes de plaidoirie toutes les preuves nécessaires. Dans leurs avis, les experts de la CENI ont démontré que les résultats publiés par la Centrale électorale sont conformes à la vérité. Ils ont demandé à la Cour de déclarer toutes ces requêtes recevables, mais non fondées. D’après l’extrait de rôle, publié le même mardi sur les réseaux sociaux de la Haute cour, 20 requêtes ont été enrôlées.
Parmi ces requêtes, celle de Rose Mutombo, ministre sortant de la Justice, qui conteste l’élection d’Anne Mbuguje Marembo, proclamée élue de Kinshasa par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sur la liste d’AVC-A, regroupement de Didier Budimbu, ministre sortant des Hydrocarbures. Une autre requête émane de François Rubota, ministre sortant du Développement rural. Ce dernier conteste l’élection de Bulakali Mululunganya Aristide, élu sénateur au Sud-Kivu sur la liste UDPS/ Tshisekedi. Au Maniema, l’élection du vice-ministre sortant du Plan, Pascal Omana, est également contestée par un membre du regroupement politique A/A-UNC de Vital Kamerhe.
Pour rappel, après les élections sénatoriales organisées le 29 avril dernier dans 20 provinces, 84 sénateurs ont été proclamés par la CENI. Les 24 sièges restants seront pourvus après les élections qui seront organisées dans les provinces du Kwilu, Ituri, Nord-Kivu, Nord-Ubangi, Maï-Ndombe et Équateur.
Djodjo Mafuku













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