Dans le paysage contrasté des routes africaines, un précipice sépare les provinces d’Arua en Ouganda et d’Aru en République Démocratique du Congo. D’un côté, le goudron luit sous les lampadaires, offrant une voie prometteuse vers le progrès, tandis que de l’autre côté, un maelström de poussière et d’obscurité engloutit l’espoir de mobilité et de développement.
Au milieu de ce tableau saisissant, se dessine un drame de disparité criante : d’un côté, une population qui avance sur des routes modernes et éclairées, profitant des fruits de la connectivité et de la facilité d’accès. De l’autre, des spectateurs impuissants, témoins passifs du ballet incessant des camions transportant les richesses du sol et du sous-sol, laissant derrière eux une traînée de désolation et de dénuement.
Au cœur de ce contraste brûlant réside la triste réalité de l’absence de vision politique et d’engagement pour le bien-être et l’avancement des communautés locales. Alors que le Gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa, frère du chef rebelle Corneille Nangaa Yobeluo, se vautre dans les méandres des commissions des marchés publics et de la sous-traitance, les aspirations et les besoins fondamentaux de la population restent relégués au second plan, éclipsés par l’appât du gain rapide et facile.
Ainsi, dans ce théâtre d’opulence et de négligence, les routes deviennent le miroir d’une société divisée, où l’accès aux opportunités et aux services de base dépend du lieu de résidence et de la faveur des élites. Tandis que d’un côté, la lumière de la modernité éclaire le chemin vers un avenir prospère, de l’autre côté, l’ombre de l’exploitation et de l’indifférence plane, laissant la population dans l’obscurité de l’oubli et de l’injustice.
À travers ce contraste saisissant, se dessine le portrait d’une province du Haut-Uélé en quête de leadership visionnaire, d’intégrité politique et de développement inclusif. C’est la raison de la candidature du grand Chef Constant Lungagbe. Car pour lui, tant que les routes de l’opulence et de la négligence se croiseront sans se rejoindre, le fossé entre ceux qui avancent et ceux qui restent à la traîne ne fera que s’élargir, laissant derrière des cicatrices profondes dans le tissu social et économique de la région.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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