Dans le Haut-Uélé : « La parole qui est sortie de la bouche de Monsieur Joseph Atsidri n’est pas venue de lui », a déclaré le ministre provincial Meduama Yolo. Suite à la sortie médiatique de Monsieur Joseph ATSIDRI, coordinateur territorial de la société civile de Watsa, qui a qualifié la décision du ministre provincial des Mines du Haut-Uélé, Didier Meduama Yolo, de « folie du pouvoir ».
Ce dernier exprime des doutes et des regrets quant à ces propos qu’il considère comme le reflet de l’incompétence et du manque de professionnalisme de cet acteur de la société civile solidarité du Congo. Monsieur Joseph Atsidri Adroma, qui se prétend être le coordonnateur de la société civile, entretient une multitude de confusions qui remettent en question sa légitimité à ce poste.
En effet, il ne maîtrise pas les sites miniers fermés en territoire de Watsa, notamment Mont Ngaliema, Dri, Shalom 1 et 2, qui ne se trouvent pas dans cette région ; seuls les sites miniers Suaka, Mangazi et CECA 20 Moku Centre relèvent bien de ce territoire.
Le terme « folie du pouvoir » utilisé par cet acteur de la société civile n’est, en réalité, qu’une attaque contre le pouvoir établi et non contre la personne de Didier Meduama Yolo, ni contre le ministre provincial des Mines. Selon Didier Meduama, Joseph Atsidri Adroma démontre une méconnaissance des mécanismes de la société civile, qui a ses propres canaux pour dénoncer les abus, et non par le biais des réseaux sociaux.
Il lui faut une formation de mise à niveau afin de mieux comprendre l’organisation et le fonctionnement de la société civile, car il ne semble pas à la hauteur de cette fonction. Il doit également être conscient que la question de la sécurité sur les sites miniers est primordiale ; le ministre provincial n’a pas l’obligation de consulter la communauté locale pour une décision aussi importante.
Un véritable acteur de la structure citoyenne doit se soucier de la paix sociale et de la concorde au sein de la population. Il est à noter que la décision de fermer ces sites miniers n’est pas définitive, mais vise simplement à rétablir la paix. Les activités d’exploitation pourront reprendre par la suite, a souligné Meduama Yolo.
Madeleine KABOMBIANDRE / L’objectif.net













